Titouan Dubo, postdoctorant de Dynafor à l'EI Purpan, a présenté les résultats préliminaires du projet de recherche PERFORSSA (PEPR FORESTT - X-RISKS) aux côtés de Sandrine Brèteau-Amores (APESA) également membre du projet, le 20 mai 2026 lors du 21ième symposium sur l'analyse des systèmes de ressources forestières (SSAFR) qui s'est tenu à Donostia-San Sebastián (Espagne). Leur présentation a porté sur les Zonages À Dire d'Acteurs réalisés dans les Landes de Gascogne en 2025 et sur la méthode d'analyse des cartes issues des entretiens. Les résultats mettent en évidence les espaces où les risques perçus sur le territoire s'entrecroisent, ainsi qu'une distribution spatiale des risques perçus différenciée selon le vécu des personnes enquêtées.

Le 12 mai 2026, Marie Benoit Magrini, économiste à Agir et Marc Deconchat, écologue a Dynafor ont croisé leurs regards et leurs analyses disciplinaires sur les transitions agroécologiques lors d'une rencontre organisée par la MSH Sud. La captation de leurs présentations et des discussions est disponible.
Par Fabien Laroche (UMR Dynafor)

Le constat à l’origine de l’étude: Il est crucial de connaître le taux d’accumulation des dendromicrohabitats (dmh) sur les arbres pour concevoir des stratégies de gestion intégrative. De nombreux dmh sont associés à de gros et vieux arbres car ils relèvent de processus ontogéniques lents. La rareté de ces dmh, en particulier dans les forêts gérées de manière intensive, rend complexe l’estimation de leur taux d’occurrence tout au long de la croissance des arbres.
L’étude: A partir du travail de modélisation de Courbaud et al. publié en 2022 (lois d’apparition pour 11 groupes de dmh sur 19 essences), on a étudié la dynamique des cavités à terreau de pied portées par les chênes dans la forêt domaniale de la Grésigne, sur une gamme de modalités de gestion et de diamètres à 1,3m. Via une approche statistique bayésienne, on a cherché à déterminer si l’utilisation de « priors » informatifs (i.e. des connaissances a priori sur les gammes de valeurs des paramètres plausibles, issues d'observations d'un grand nombre d'arbres à l'échelle internationale) pouvait améliorer la précision des estimations et les capacités prédictives du modèle.
Principaux résultats:
• l’utilisation de priors informatifs a contribué à améliorer la précision des estimations et a permis de détecter le lien positif attendu entre présence de cavité et diamètre de l'arbre dans un contexte de faible variance du diamètre au sein des modalités de gestion
• les priors informatifs n’ont pas dégradé l’ajustement du modèle et ont clairement amélioré les capacités prédictives sur de nouveaux peuplements
• les modèles suggèrent que le taux de recrutement assez fort de cavités à terreau de pied observé en Grésigne pourrait être un effet temporaire lié à la conversion de taillis-sous-futaie en futaie, ce qui peut poser des problèmes de conservation pour les espèces liées à ce dmh (plusieurs centaines d’espèces) une fois la conversion achevée sur l’ensemble de la forêt
Conclusion: L'utilisation de priors informatifs s'est révélée simple et bénéfique ; elle devrait donc être approfondie dans d'autres contextes locaux d'application
Pour en savoir plus : Cottais P., Courbaud B., Larrieu L., Gouix N., Laroche F. (2026) Informative priors contribute to quantifying the occurrence rate of a rare tree-related microhabitat in a managed forest, Peer Community Journal, 6: e33. https://doi.org/10.24072/pcjournal.697



















