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Cécile Barnaud a participé à 2 nouvelles projections du film Demain la Vallée récemment :
le 29 mai 2026, à l'occasion du séminaire annuel des professeurs de sciences économiques et sociales (SES) d’Occitanie, à Germ dans les Hautes-Pyrénées. Elle y a présenté une conférence sur « Milieux ouverts, milieux fermés : constructions sociales et négociations territoriales » ; suivie le soir d’une projection-débat du film « Demain, la vallée » en partenariat avec l’association cinécyclo, qui a assuré la projection en plein air, alimentée par un vélo.
le 4 juin 2026, dans le cadre de l’assemblée générale d’Indiggo, entreprise qui accompagne les acteurs privés et publiques dans les transitions écologiques avec cette fois-ci une projection-débat en ligne ayant réuni une centaine de personnes connectées suivie d'un débat en présence de Cécile Barnaud et du réalisateur Jérôme Prudent.

Léonie Gratacap, doctorante au sein de Dynafor à l'EI Purpan, a présenté les résultats préliminaires de son premier chapitre de thèse le 15/06/2026, aux côtés de son codirecteur de thèse, Alexis Carteron, enseignant-chercheur à Dynafor à l'EI Purpan, à l'occasion des JFM8 — 8e édition des Journées Francophones des Mycorhizes —, qui se sont tenues à Toulouse. Sa présentation a porté sur la contribution des champignons ectomycorhiziens à l'organisation et à la stabilité des réseaux de cooccurrence fongique dans les sols de forêts anciennes et matures. Les résultats mettent en évidence des patrons d'associations non aléatoires qui diffèrent entre les guildes de champignons, et le rôle clé de certains taxons dans la stabilité de ces réseaux, dont des champignons ectomycorhiziens.

Anaïs Marquisseau, Mélodie Ollivier et Magali Pichon sont co-autrices d'un nouveau datapaper publié dans la revue Biodiversity Data Journal où ils ont couvert environ 60% des syrphes de la métropole avec le marqueur moléculaire 16S (316 espèces). Ces résultats ont été obtenus dans le cadre du projet de recherche BEETRACK (2024-2027).
Marquisseau A, Ollivier M, Klopp C, Pascal G, Pornon A, Escaravage N, Sarthou V, Sarthou J-P, Pichon M (2026) 16S rRNA sequence dataset for the identification of the French hoverflies (Diptera, Syrphidae). Biodiversity Data Journal 14: e189822. https://doi.org/10.3897/BDJ.14.e189822

Abstract :
With ongoing biodiversity loss, a wide range of taxa are being monitored to support the implementation of conservation measures aimed at preventing their decline. Effective monitoring requires the development of robust and scalable tools and methods. Amongst these, DNA barcoding and metabarcoding have emerged as powerful and widely adopted approaches for tracking biodiversity. To achieve high taxonomic resolution in molecular-based monitoring, the use of multiple DNA markers is often essential.
In this study, we focused on Syrphidae, a family that plays a key role in ecological networks. Alongside bees, hoverflies are remarkable pollinators within the order Diptera. Furthermore, larvae of the subfamily Syrphinae are widely regarded as beneficial in agricultural contexts, contributing to the biological control of pest populations. Mainland France, with its temperate climate, is a hotspot for Syrphidae diversity, hosting 566 species whose biological and ecological traits are thoroughly documented in the Syrph the Net 2024 database. France currently holds the highest recorded number of Syrphidae species in Europe.
We produced a set of 16S rRNA sequences for Syrphidae, well suited for environmental biomonitoring applications. A total of 713 specimens from the private collection of specialist entomologists, representing 352 species across 14 tribes, were sequenced. Using a customised validation workflow, 561 sequences covering 316 species were retained, representing approximately 60% of the French hoverfly fauna. For 166 species, the 16S rRNA marker successfully discriminates specimens at the species level, including morphologically challenging genera such as Paragus, Melanostoma and Microdon. For the remaining 150 species in the dataset, the 16S rRNA marker enables identification at the genus level, though species-level resolution would require additional specimens to be sequenced. This study represents a first step towards the development of a comprehensive multi-marker reference library for French Syrphidae.
Résumé :
Face à la perte continue de biodiversité, un large éventail de taxa fait l'objet d'un suivi afin de soutenir la mise en œuvre de mesures de conservation visant à prévenir leur déclin. Pour que ce suivi soit efficace, il est nécessaire de développer des outils et des méthodes fiables et évolutifs. Parmi ceux-ci, le « barcoding » ADN et le « métabarcoding » se sont imposés comme des approches puissantes et largement adoptées pour le suivi de la biodiversité. Toutefois, afin d’atteindre une résolution taxonomique élevée l’utilisation combinée de plusieurs marqueurs ADN s’avère souvent nécessaire.
Dans cette étude, nous nous sommes intéressés aux Syrphidae, une famille qui joue un rôle clé dans les réseaux écologiques. Aux côtés des abeilles, les syrphes sont d’excellents pollinisateurs au sein de l’ordre des Diptères. De plus, les larves de la sous-famille des Syrphinae sont largement considérées comme bénéfiques en agriculture, car elles contribuent à la lutte biologique contre les populations de ravageurs. La France métropolitaine, avec son climat tempéré, est un haut lieu de la diversité des Syrphidae, abritant 566 espèces dont les caractéristiques biologiques et écologiques sont minutieusement répertoriées dans la base de données Syrph the Net 2024. La France détient actuellement le plus grand nombre d'espèces de Syrphidae recensées en Europe.
Afin de faciliter le suivi moléculaire de cette importante diversité, nous avons produit un ensemble de séquences d’ARN ribosomique 16S pour les Syrphidae, particulièrement adaptées aux applications de biosurveillance environnementale. Au total, 713 spécimens issus de la collection privée d’entomologistes spécialisés, représentant 352 espèces réparties dans 14 tribus, ont été séquencés. À l’aide d’un processus de validation sur mesure, 561 séquences couvrant 316 espèces ont été retenues, ce qui représente environ 60 % de la faune française des syrphes. Pour 166 espèces, le marqueur 16S rRNA permet de distinguer avec succès les spécimens au niveau de l'espèce, y compris pour des genres difficiles à distinguer sur le plan morphologique tels que Paragus, Melanostoma et Microdon. Pour les 150 espèces restantes, le marqueur ARNr 16S permet une identification au niveau du genre. La résolution taxonomique au niveau de l'espèce nécessiterait le séquençage de spécimens supplémentaires. Cette étude constitue une première étape vers la mise au point d'une base de données de référence complète, reposant sur plusieurs marqueurs, pour les Syrphidae français.


























