Axe Funk - Représentations et fonctionnement écologique des paysages agriforestiers

 

Les objectifs de l’axe Funk « Représentations et fonctionnement écologique des paysages agriforestiers » sont d’évaluer le rôle de l’hétérogénéité spatiale et temporelle et des pratiques sur la biodiversité, d’étudier le lien entre biodiversité et multifonctionnalité au niveau des paysages, d’explorer diverses représentations de l'hétérogénéité spatiale et temporelle et l’influence de ces représentations sur la compréhension du fonctionnement écologique des paysages agriforestiers.

 

Les travaux développés dans cet axe relèvent principalement de la télédétection, l’écologie, la modélisation, les statistiques, et dans une moindre mesure les sciences sociales. Les verrous considérés dans cet axe sont d’ordre théorique et méthodologique. D’un point de vue théorique, les travaux sont notamment basés sur le rôle de la continuité spatio-temporelle des ressources (Schellhorn et al. 2015) et de la quantité d’habitat (Fahrig 2013) pour la biodiversité, ainsi que la relation entre biodiversité et multifonctionnalité (Meyer et al. 2018) au niveau des paysages. D’un point de vue méthodologique, les travaux visent notamment à développer les approches multi-sources (données optiques, radar, LiDAR, données spatiales historiques) et continues (images non classées) pour caractériser l’hétérogénéité spatiale et temporelle des paysages, et développer les approches multi-taxa et multi-trophiques pour évaluer les niveaux de biodiversité et comprendre le fonctionnement écologique des paysages (Soliveres et al. 2016).

 

L’ensemble des travaux menés dans l’axe Funk contribue à la compréhension des effets des changements globaux, notamment les changements d’utilisation des terres et climatiques, sur la biodiversité et le fonctionnement écologique des paysages agriforestiers.

 

Cette compréhension contribue également à développer des indicateurs de biodiversité pertinents, notamment des indicateurs mesurables à partir de la télédétection (Pettorelli et al. 2016), à proposer des états de référence possibles, et à modéliser les effets de la dynamique des paysages agriforestiers sur la biodiversité et les fonctions écologiques qui sous-tendent la production de services écosystémiques. Ces trois thèmes sont à l’interface entre les travaux menés dans l’axe Funk et ceux menés dans l’axe « Grouve » sur la gestion et la gouvernance des paysages agriforestiers.

 

Animateurs : Emilie Andrieu et Harold Clenet

Références

Fahrig L (2013) Rethinking patch size and isolation effects: the habitat amount hypothesis. J Biogeogr 40:1649–1663. doi: 10.1111/jbi.12130

Meyer ST, Ptacnik R, Hillebrand H, et al (2018) Biodiversity–multifunctionality relationships depend on identity and number of measured functions. Nat Ecol Evol 2:44. doi: 10.1038/s41559-017-0391-4

Pettorelli N, Wegmann M, Skidmore A, et al (2016) Framing the concept of satellite remote sensing essential biodiversity variables: challenges and future directions. Remote Sens Ecol Conserv 2:122–131. doi: 10.1002/rse2.15

Schellhorn NA, Gagic V, Bommarco R (2015) Time will tell: resource continuity bolsters ecosystem services. Trends Ecol Evol 30:524–530. doi: 10.1016/j.tree.2015.06.007

Soliveres S, van der Plas F, Manning P, et al (2016) Biodiversity at multiple trophic levels is needed for ecosystem multifunctionality. Nature 536:456–459. doi: 10.1038/nature19092

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