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Par Margot Donkervoort (réalisatrice); Floriane Clément et Caroline Mouille (UMR Dynafor)


Jeudi 11 juin en avant-première, Dynafor a organisé la projection du court-métrage du projet COTERRA « Élever et cultiver – Continuer à vivre de la terre dans le Comminges » dans le cadre de ses Retours du Jeudi (séminaire d'animation scientifique du laboratoire). Ce sont une quarantaine de collègues de Dynafor (mais pas que) qui ont assisté à cette toute première projection en public du film. Ce film a été réalisé par Margot Donkervoort dans le cadre du projet de recherche-action participative COTERRA ‘Repenser les collectifs agricoles dans leurs territoires pour plus d'autonomie’, mené par Dynafor avec 12 partenaires académiques et non académiques dans le Nord Comminges.

 

Dans les coteaux du Comminges, au sud-ouest de Toulouse, trois agriculteurs nous racontent leur métier. Emmanuel, Vincent et Julien témoignent des choix techniques qu’ils font au quotidien, de la façon de nourrir leurs animaux à l’entretien de leurs sols, face à une érosion qui menace la fertilité de leurs champs. A travers leurs questionnements environnementaux et humains, ils nous dévoilent les coulisses d’une polyculture-élevage qui interroge son avenir. Comment organiser son travail pour que l’élevage ne soit plus un métier asservissant ? Quelle place donner aux espaces collectifs dans une agriculture qui pousse à l’individualité ? Comment prendre soin des systèmes de production dans leur intégralité ? Dans une époque où vivre de l’agriculture devient de plus en plus difficile, tous retracent, à leur manière, une certaine recherche d’autonomie.

Projection en avant-première du film "Élever et cultiver" lors du RDJ Dynafor du 11 juin 2026 à Dynafor
Projection en avant-première du film "Élever et cultiver" lors du RDJ Dynafor du 11 juin 2026 à Dynafor

Par Frédéric Hubert (Professeur agrégé « Foresterie, géographie et géomatique - Départ. des sciences géomatiques, Université Laval)

 

L’environnement sonore est principalement étudié sous l’angle du bruit, au détriment du paysage sonore. La géomatique y a une place particulière pour la production de données géospatiales, alimentant les méthodes de modélisation de l’environnement sonore, et aussi pour la restitution et diffusion de cartes. Quelques travaux et réflexions effectués ces dernières années dans la province de Québec seront présentés pour illustrer les liens entre géomatique et environnement sonore.


Anne Sourdril et Luc Barbaro sont co-auteurs d'un article alliant écologie acoustique et anthropologie paru dans la revue la revue Musiques : Recherches interdisciplinaires rattachée à l’Université Laval (Québec, Canada). Dans le cadre de cet article, les auteurs reviennent sur un programme de recherche pluridisciplinaire intitulé Sonates (Ecouter les SONs de la NATurE pour comprendre les changements environnementaux – financé par le LabEx DynamiTe 2018-2022) qu'ils ont réalisé sur le site d'études à long terme Vallées et Coteaux de Gascogne du Bas-Comminges, labellisée en laboratoire vivant Gascogne et Zone Atelier PyGar.


Sourdril, A; Barbaro. L. (2026) Des phonies aux environnements sonores : comment s’entendre entre sciences de la vie et sciences humaines pour aborder les changements des territoires par le son? . Musiques : Recherches interdisciplinaires 3 (1). https://doi.org/10.62410/7wmxea76

Figure 1
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Dans les campagnes françaises, la succession des printemps silencieux associée à l’érosion de la biodiversité rurale a fait apparaître les questions sonores comme une approche essentielle permettant aux chercheurs (en sciences de la vie et des territoires) de caractériser l’état des paysages et des écosystèmes dans un contexte de changements globaux. L’anthropologue, elle, peut montrer comment les communautés locales perçoivent leurs territoires à travers leurs ambiances sonores immédiates, alors même que de fortes mutations touchent à la fois leurs sociétés et leur environnement. Dans le cadre de cet article, nous souhaitons revenir sur un programme de recherche pluridisciplinaire intitulé Sonates (Ecouter les SONs de la NATurE pour comprendre les changements environnementaux – financé par le LabEx DynamiTe 2018-2022). Ce projet fait collaborer anthropologie, géographie,

écologie et écoacoustique et a été mené dans une Zone Atelier du CNRS au sud de Toulouse (ZA Pygar) dans le Bas-

Comminges, terrain d’étude de notre équipe depuis plus de 20 ans. Au travers d’investigations sur nos terrains mêlant enregistrements acoustiques et ethnographie sensorielle (observations participantes, entretiens semi-directifs ou balades commentées), nous cherchons à comprendre comment l’environnement est entendu par les communautés locales et comment les sons contribuent à la construction des diagnostics locaux de changements de l’environnement immédiat. Nous explorons la coexistence, sur un même territoire, de différents types de connaissances écologiques (locaux, experts, scientifiques…) et donc de potentielles variations au sein des perceptions des sons. Cet article sera pour nous l’occasion de revenir sur des questions de partage ou de décalage entre les définitions des sons pour les différents chercheurs du projet (qu’est-ce que l’anthrophonie, par exemple, et est-elle un constituant des paysages sonores ou une pollution à supprimer des enregistrements?), les enjeux méthodologiques et conceptuels que cela pose et qui nous permettent d’avancer sur la conception mutuelle que nous avons des sons.

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