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Annie Ouin, aidée de Justine Rivers-Moore et Alain Cabanettes, deux anciens collègues du laboratoire, ainsi que des chercheurs américains a publié une étude dans la revue Landscape Ecology, qui souligne l'importance du début du printemps comme une période cruciale pour les pollinisateurs sauvages et la stabilité de la pollinisation des pastèques. Cette étude a été menée en Californie par Annie Ouin lors de son semestre sabbatique à l'Université de Californie à Davis en 2017 financé par Toulouse INP.

crédits photo: Annie Ouin
crédits photo: Annie Ouin

Ouin, A.; Rivers-Moore, J.; Cabanettes, A.; Brittain, C.; et al. (2026) Does temporal variability in floral resources at the landscape scale impact wild bee diversity and watermelon pollination? Landscape Ecology, 41 (2), pp.38. ⟨10.1007/s10980-025-02220-y⟩


Abstract:

Context: The stability of flower resources in agricultural landscapes affects wild bee communities. Mass flowering crops provide monospecific resource pulses for pollinators in rural landscapes, while semi-natural habitats provide biodiverse plant communities and more continuous flower resources.

Objectives: In this study, we hypothesized that organically-managed watermelon fields and those surrounded by landscapes with high cover of semi-natural habitats would: i) provide abundant and stable flower resources, ii) host abundant, diverse and stable wild bee communities, iii) offer a high and stable pollination service for watermelon production.

Methods: We studied wild bee communities and estimated pollination in 59 organic and conventional watermelon fields of various sizes in north central California at three periods during the watermelon flowering season. Semi-natural habitats and flower resources and their temporal variability were mapped to investigate their effects on the abundance, diversity, and stability of wild bee communities and an estimation of watermelon pollination based on flower visitation.

Results: Wild bee abundance and richness were significantly higher in small organic watermelon fields. A high proportion of semi-natural habitats and land cover diversity were both positively linked to wild bee functional diversity. In contrast, the proportion of land cover offering flower resources and its variability were negatively linked to wild bee abundance, presumably due to a dilution effect of mass flowering crops. The stability of watermelon flower pollination was higher in landscapes providing high flower abundance in early spring (March).

Conclusion: Our study highlights the importance of early spring as a crucial time window for wild pollinators and stability of watermelon pollination.


Résumé:

Contexte: La stabilité des ressources florales dans les paysages agricoles a une incidence sur les communautés d'abeilles sauvages. Les cultures à floraison massive fournissent des ressources monospécifiques aux pollinisateurs dans les paysages ruraux, tandis que les habitats semi-naturels offrent des communautés végétales riches en biodiversité et des ressources florales plus continues.

Objectifs: Dans cette étude, nous avons émis l'hypothèse que les champs de pastèques conduits en agriculture biologique et localisés  dans des paysages avec une forte proportion d'habitats semi-naturels : i) fourniraient des ressources florales abondantes et stables, ii) abriteraient des communautés d'abeilles sauvages abondantes, diversifiées et stables, iii) offriraient un meilleur service de pollinisation et stable pour la production de pastèques.

Méthode: Nous avons étudié les communautés d'abeilles sauvages et estimé la pollinisation dans 59 champs de pastèques biologiques et conventionnels de différentes tailles dans le centre-nord de la Californie à trois périodes pendant la saison de floraison des pastèques. Les habitats semi-naturels et les ressources florales ainsi que leur variabilité temporelle ont été cartographiés afin d'étudier leurs effets sur l'abondance, la diversité et la stabilité des communautés d'abeilles sauvages et d'estimer la pollinisation des pastèques sur la base des visites des fleurs par les abeilles sauvages.

Résultats: L'abondance et la richesse des abeilles sauvages étaient nettement plus élevées dans les petits champs de pastèques en agriculture biologique. Une forte proportion d'habitats semi-naturels et la diversité de la couverture végétale étaient toutes deux liées positivement à la diversité fonctionnelle des abeilles sauvages. En revanche, la proportion d’occupation du  sol offrant des ressources florales et sa variabilité étaient liées négativement à l'abondance des abeilles sauvages, probablement en raison d'un effet de dilution des cultures à floraison massive. La stabilité de la pollinisation des fleurs de pastèque était plus élevée dans les paysages offrant une forte abondance florale au début du printemps (mars).

Conclusion: Notre étude souligne l'importance du début du printemps comme une période cruciale pour les pollinisateurs sauvages et la stabilité de la pollinisation des pastèques.



Marie Parrens est co-autrice d'un article dans la revue Journal of Hydrology, avec des collègues chercheurs d'autres unités toulousaines sur une évaluation à l'échelle du bassin amazonien de la dynamique spatio-temporelle du stockage d'eau dans les plaines inondables du bassin sur la période 2000-2018.


Guilhen, J.; Fabre, C.; Parrens, M.; Sauvage, S.; Mercier, F.; et al. (2026) Assessment of surface water storage in the Amazon floodplains by hydrological modelling and earth observation data. Journal of Hydrology, 666, pp.134758. ⟨10.1016/j.jhydrol.2025.134758⟩


Abstract:

Inland surface waters in tropical regions are fundamental to global hydrological and biogeochemical cycles, yet the quantification of floodplain freshwater storage and its variability remains limited. This study provides a basin-wide assessment of the spatiotemporal dynamics of floodplain water storage in the Amazon Basin over the period 2000–2018. We developed an integrated framework combining in situ discharge measurements, multi-sensor remote sensing datasets, and process-based hydrological modelling to quantify daily floodplain hydrodynamics at high spatial resolution. Floodplain extent was derived from L-band passive microwave observations from Soil Moisture and Ocean Salinity (SMOS) satellite, while water surface elevation was constrained using altimetry data (Jason-2/3 and Sentinel-3). The hydrological model (SWAF-FP), specifically improved to represent floodplain–river interactions, was calibrated at eight gauging stations and evaluated using approximately 4,000 altimetry-based floodplain water level records. Model performance demonstrated high skill, with a mean R2 of 0.83 for discharge and R2 > 0.62 for floodplain water surface elevation. The results indicate a mean annual surface water storage of 1800 ± 854 km3 across the Amazon Basin, with pronounced seasonal cycles and interannual stability at the basin scale. The Negro and Madeira sub-basins were identified as the dominant contributors to total floodplain storage, accounting for approximately 480 km3 (33.6 %) and 312 km3 (12.5 %), respectively. This study provides the first consistent long-term quantification of Amazonian floodplain water storage dynamics at daily resolution. The results emphasize the critical role of floodplains in regulating basin-scale hydrological fluxes and offer a robust observational–modeling framework for improving large-scale hydrological and Earth system models in tropical regions.


Résumé:

Les eaux de surface intérieures des régions tropicales jouent un rôle fondamental dans les cycles hydrologiques et biogéochimiques mondiaux, mais la quantification du stockage d'eau douce dans les plaines inondables et de sa variabilité reste limitée. Cette étude fournit une évaluation à l'échelle du bassin de la dynamique spatio-temporelle du stockage d'eau dans les plaines inondables du bassin amazonien sur la période 2000-2018. Nous avons développé un cadre intégré combinant des mesures de débit in situ, des ensembles de données de télédétection multicapteurs et une modélisation hydrologique basée sur les processus afin de quantifier l'hydrodynamique quotidienne des plaines inondables à haute résolution spatiale. L'étendue des plaines inondables a été dérivée des observations micro-ondes passives en bande L du satellite SMOS (Soil Moisture and Ocean Salinity), tandis que l'élévation de la surface de l'eau a été contrainte à l'aide de données altimétriques (Jason-2/3 et Sentinel-3). Le modèle hydrologique (SWAF-FP), spécialement amélioré pour représenter les interactions entre les plaines inondables et les rivières, a été calibré dans huit stations de jaugeage et évalué à l'aide d'environ 4 000 enregistrements altimétriques du niveau d'eau des plaines inondables. Les performances du modèle se sont révélées très fiables, avec un R2 moyen de 0,83 pour le débit et un R2 > 0,62 pour l'élévation de la surface de l'eau des plaines inondables. Les résultats indiquent un stockage annuel moyen des eaux de surface de 1 800 +/- 854 km3 dans l'ensemble du bassin amazonien, avec des cycles saisonniers prononcés et une stabilité interannuelle à l'échelle du bassin. Les sous-bassins du Negro et du Madeira ont été identifiés comme les principaux contributeurs au stockage total des plaines inondables, représentant respectivement environ 480 km3 (33,6 %) et 312 km3 (12,5 %). Cette étude fournit la première quantification cohérente à long terme de la dynamique du stockage de l'eau dans les plaines inondables amazoniennes à une résolution quotidienne. Les résultats soulignent le rôle essentiel des plaines inondables dans la régulation des flux hydrologiques à l'échelle du bassin et offrent un cadre d'observation et de modélisation robuste pour améliorer les modèles hydrologiques et les modèles du système terrestre à grande échelle dans les régions tropicales.

Annie Ouin a participé en tant que co-autrice d'un chapitre de l'ouvrage présentant les 15 zones ateliers labellisées par le CNRS et intégrées au sein de l’Infrastructure de Recherche TRESSE (Territoires en Réseaux pour l’Étude des Socio-Écosystèmes). Ce chapitre présente la genèse de la Zone Atelier PYrénées Garonne où des laboratoires INRAe et le CNRS ont entamé des recherches de manière séparée dans les années 70, puis ont convergé à partir des années 2000 pour réussir à proposer un projet conjoint en 2017. Ce chapitre fait la synthèse de tous les travaux effectués dans la ZA PYGAR et met en lumière la richesse de l’interdisciplinarité et de la transdisciplinarité pour traiter des trajectoires des socio-écosystèmes en incluant le temps long des préhistoriens.


Ce chapitre d'ouvrage est disponible en langue française et anglaise comme suit:


Probst, J.L.; Ouin, O.; Léa,V.; Gibert, M.; Tallec, T. et al. (2026) La ZA PYGAR : des Pyrénées aux plaines agricoles, un territoire drainé par la Garonne. Sous la direction: Olivier Ragueneau; Vanessa Lea; Isabelle Charpentier; Claire Tito de Morais; Mathieu Bonnefond. Zones Ateliers, un réseau de recherches collaboratives, situées et engagées, ISTE Editions, pp.257-271, 2026, 9781789482324.https://hal.science/hal-05462455v1


Probst, J.L.; Ouin, O.; Léa,V.; Gibert, M.; Tallec, T. et al. (2026) The Zone Atelier Pyrénées-Garonne (ZA PYGAR). Olivier Ragueneau, Vanessa Lea, Isabelle Charpentier, Claire Tito de Morais, Mathieu Bonnefond. Zones Ateliers (French LTSER Platforms): A Network for Collaborative, Situated and Engaged Research, Wiley Editions ⟨10.1002/9781394474356.ch14⟩. ⟨hal-05720629⟩


a) Le site atelier Vallées et Coteaux de Gascogne b) le pic de Crabère c) la Garonne en aval de Toulouse (photos : A. Elger (a et c) et A. Chaine (b))
a) Le site atelier Vallées et Coteaux de Gascogne b) le pic de Crabère c) la Garonne en aval de Toulouse (photos : A. Elger (a et c) et A. Chaine (b))





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