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Ce mardi 17 février, 4 Dynaforien.nes ont bravé le froid, la pluie et la boue pour aider des collègues du laboratoire voisin à capturer des chevreuils. Le laboratoire CEFS (Comportement et écologie de la faune sauvage) du centre Inrae Occitanie Toulouse est spécialisé dans l’étude du comportement des grands herbivores et des écosystèmes dans lesquels ils évoluent. Les deux laboratoires partagent un terrain d’étude : les coteaux de Gascogne (un des sites de la Zone Atelier Pygar et du laboratoire vivant Gascogne). C’est là que Mallory Gauvreau, Wilfried Heintz, Zoé Pujol et Adèle Vantorhoudt ont participé à la battue, à l’affut, à la capture puis aux prélèvements sur 11 chevreuils qui ont ensuite été relâchés. Une belle journée sous le signe de la coopération et de l’interdisciplinarité !


Par Laure Martin-Lefevre (doctorante unités CEFE & Dynafor, Montpellier)


 

La diversité des ressources florales des adventices est essentielle pour les communautés de pollinisateurs. Maintenir les adventices dans les agroécosystèmes pérennes comme les vignobles peut enrichir et diversifier les ressources florales dans les paysages agricoles. Pour préserver le processus de pollinisation et élaborer des stratégies de gestion de la biodiversité, il est crucial de mieux comprendre les déterminants des ressources florales chez les adventices.

Ce projet a pour objectif de quantifier le potentiel des adventices en tant que ressources pour les pollinisateurs sauvages dans les vignobles méditerranéens, en étudiant différentes pratiques viticoles. En Occitanie, nous avons mesuré divers traits fonctionnels floraux des adventices, tels que la phénologie de la floraison, l'attractivité, l'accessibilité des fleurs, et les récompenses offertes, tout en observant les interactions adventices-pollinisateurs à l'aide de transects.

 Les résultats montrent que l’intensité des pratiques, notamment l’usage d’herbicides, réduit la quantité et la diversité des ressources florales, tandis que la fauche et la présence d’habitats semi-naturels les augmentent. Les pratiques intensives limitent fortement la diversité des abeilles sauvages, notamment dans les paysages hétérogènes, alors que les pratiques à faible intensité la favorisent davantage dans les paysages diversifiés. Ces résultats soulignent la nécessité de combiner gestion locale et approches à l’échelle du paysage pour préserver la biodiversité en viticulture.


Laurent Larrieu est co-auteur, avec des chercheurs d'Europe du Nord, d'un nouvel article sur l'étude des coupes sélectives de restauration maintenant les dendromicrohabitats dans les chênaies mixtes et publiée dans la revue Forest Ecology and Management.


Torres-García, M. T., Löf, M., Larrieu, L., Schmucker, J., Nordén, B. & Felton, A. (2026). Restorative selective cutting maintains tree-related microhabitats in mixed oak-dominated forests. Forest Ecology and Management 608: https://doi.org/10.1016/j.foreco.2026.123598.


Abstract:

Mixed-species forests in southern Fennoscandia have been subject to deforestation and degradation by land-use changes and intensive forest management. Given the importance of mixed forests for biodiversity and climate change adaptation, it is crucial to conserve remaining patches and manage them in ways that sustain or restore their associated habitats for biodiversity. We evaluated whether restorative selective cutting contributes to forest diversity by fostering tree-related microhabitats (TreMs). We inventoried TreMs on 2346 trees from 42 mixed oak-dominated forests in Sweden and Norway and compared the composition and diversity of TreMs at the plot and tree scale in selective cutting stands (25 % basal area removed 7 or 21 years ago, cutting conifers preferably and opening the space around large deciduous trees) and control stands (no recent intervention). At the tree scale, higher TreM diversity was observed on trees from selective cutting plots, but only in stands cut 7 years ago. Moreover, selective cutting had a positive effect on the epiphyte group that includes bryophytes and lichens. At the plot scale, however, there was no difference in TreM diversity between treatments. At both scales, diameter at breast height was the prevalent factor that positively affected TreM diversity, together with tree species and living status: conifers had a negative effect on TreMs, whereas higher proportion of standing dead trees explained higher TreM diversity. Our results indicate that selective cutting with clear ecological-restoration goals is a favourable approach to maintaining TreMs in mixed forests of hemiboreal regions, although its long-term implications need further research.

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