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Hervé Brustel est co-auteur d'un article sur la découverte d'une nouvelle localité pour Stomis benoiti Jeannel, 1953,

une espèce de coléoptère souterraine, publié dans Revue de l’Association Roussillonnaise d’Entomologie.


Aberlenc, H-P.; Alonso, C.; Brustel, H. (2026) À propos de Stomis benoiti Jeannel, 1953, bis (Coleoptera, Harpalidae, Pterostichinae). Revue de l’Association Roussillonnaise d’Entomologie. N° 121 : 178 - 182.


Abstract:

Following the discovery of a new, very remote eastern locality, the authors take stock of the geographical distribution pattern and what we know

about the biology of this remarkable subterranean species.

Résumé:

Suite à la découverte d’une nouvelle localité très excentrée vers l’est, les auteurs font le bilan de la répartition

géographique et de ce que l’on sait de la biologie de cette remarquable espèce souterraine.

Lionel Valladares, Solène Orrière et Hervé Brustel de l'école d'ingénieurs de Purpan et membres du laboratoire ont décrit dans un nouvel article paru dans la revue L’Entomologiste une nouvelle population d’Eurythyrea austriaca, coléoptère rare, venant d’être découverte en Ariège. Cette espèce est associée aux vieilles forêts et constitue un indicateur de leur qualité écologique.


Valladares, L.; Orriere, S.; Brustel, H., 2026. Eurythyrea austriaca (L., 1767) dans les Petites Pyrénées (Coleoptera Buprestidae). L’Entomologiste, 82 (4) : 209-213.

Eurythyrea austriaca (L., 1767) en forêt domaniale de Sainte-Croix-Volvestre (09257) le 10.VII.2025.     Cliché : L. Valladares.
Eurythyrea austriaca (L., 1767) en forêt domaniale de Sainte-Croix-Volvestre (09257) le 10.VII.2025. Cliché : L. Valladares.

Résumé:

Une découverte remarquable dans les Petites Pyrénées !

Une nouvelle population d’Eurythyrea austriaca, coléoptère rare, vient d’être découverte en Ariège, dans la Forêt royale de Sainte-Croix-Volvestre. Cette espèce est associée aux vieilles forêts et constitue un indicateur de leur qualité écologique. Xylophage pionnier, la larve d’Eurythyrea austriaca se développe sur les chandelles, les souches et les grumes de vieux sapins morts ou mourants.

Les épisodes de sécheresse successifs et réguliers depuis 1976 ont entraîné des dépérissements persistants dans cette sapinière de basse altitude. Les descentes de cimes, chandelles et chablis constituent un environnement particulièrement favorable à ce bupreste. Cette découverte étend vers le nord son aire de répartition dans les Pyrénées.

Comme cette espèce, une grande proportion de la biodiversité forestière est dépendante des ressources en bois mort et adaptée aux caractéristiques des vieilles forêts, à savoir la quantité, la diversité et surtout la continuité des habitats liés aux bois morts et aux vieux arbres. Le bois mort, notamment les gros troncs et les arbres dépérissants, jouant un rôle essentiel pour cette biodiversité.

Les auteurs soulignent l’importance de préserver les secteurs forestiers les plus matures et riches en bois mort, limiter les coupes sanitaires et le stockage des gros bois pendant la période de reproduction.


Laurent Larrieu est co-auteur d'un article sur la datation haute résolution de l'exploitation minière d’argent et de plomb au Moyen-âge grâce à des analyses de vestiges d'incendies intégrant archéologie, dendrochronologie, dendroanthracologie et écologie publié dans la revue Dendrochronologia.


Levillain L., Saulnier M., Ancel B., Larrieu L., Dufraisse A., Py-Saragaglia V. (2026). High-resolution dating of medieval silver-lead mining through integrated archaeological, dendrochronological and dendroanthracological analyses of firesetting remains (Vallauria, Alpes-Maritimes, France), Dendrochronologia, 100 126609. https://doi.org/10.1016/j.dendro.2026.126609


Abstract:

Accurately dating ancient mining activities remains a major challenge, particularly where radiocarbon chronologies

lack precision. This study aims to refine the chronology of medieval silver–lead exploitation at the Vallauria mine (Alpes-Maritimes, France) through an integrated dendrochronological and dendroanthracological approach. The analysis focuses on charcoal remains recovered from the “Absides” sector, a mining area located at the south-western end of the medieval extraction front. These remains correspond to in situ residues of firesetting activities used for ore extraction. Several hundred charcoal fragments, mainly conifers (Larch/Spruce and Silver fir), were analysed. Tree-ring series were measured and grouped into eight mean chronologies, which were crossdated with regional reference datasets to establish terminus post quem (TPQ). In parallel, a dendroanthracological protocol was applied to distinguish branch wood from trunk wood based on ring-width distributions derived from modern reference samples. This distinction enabled the estimation of missing rings in branch fragments using a maximum branch age of 125 years, providing terminus ante quem (TAQ). The results yield several TPQs and TAQs, indicating that the main mining phases occurred between the 12th and early 13th centuries, with a possible extension into the early 14th century. Although some TPQs remain uncertain due to moderate correlations and the specific growth patterns of European larch, combining TPQ and TAQ significantly refines chronological resolution compared to radiocarbon dating alone. The dendroanthracological analysis shows a predominant use of trunk wood, alongside variable contributions of branch wood within firesetting piles suggesting the full exploitation of harvested trees. Despite methodological limitations, this study highlights the strong potential of combining dendrochronology and dendroanthracology to improve the temporal resolution of mining activities and better understand past wood-use practices.


Résumé:

Avant l’utilisation de la poudre noire (17eme siècle), les mines étaient exploitées par la technique d’abattage par le feu (pyrofracturation) qui consistait à faire brûler une quantité conséquente de bûches contre la paroi à exploiter afin de fragiliser quelques centimètres de roche. Cette technique nécessitait de disposer de très grandes quantités de bois sec, collecté en général dans l’environnement le plus proche possible, et elle a de ce fait impacté fortement les forêts des vallées concernées. Dans le cadre de l’étude de la partie de la mine de Vallauria (Alpes Maritimes) exploitée au Moyen âge, ce travail a combiné plusieurs approches (archéologique, dendrochronologique, dendroanthracologique, écologique) afin de mieux estimer (i) les types de ressources utilisées (essences, bois de branche vs de tronc) et (ii) l’impact que pouvait avoir sur le paysage ce genre d’extraction minière, notamment en termes de quantité de bois exploitée et d’effet sur la composition dendrologique et la dynamique des peuplements.

Principaux résultats:

• Datation plus fine de l’exploitation intermittente de la mine (plusieurs phases sur environ 2 siècles)

• Les mineurs utilisaient des troncs de conifères de grand diamètre, complétés par des branches et des troncs de plus petit diamètre ; les analyses suggèrent la mobilisation d’arbres entiers, probablement abattus dans des peuplements soumis au pâturage. Dans ce contexte, la pression pastorale semble avoir été régulée par la communauté de Tende qui, dès le milieu du XIIe siècle, a repoussé les troupeaux et les bergers de la communauté de Saorge vers les marges de la vallée minière.

• Les principales essences utilisées étaient du Mélèze d’Europe/Epicéa commun (ces 2 essences ne peuvent pas être différenciées ; 58 % des charbons analysés) et le Sapin pectiné (33%) ; de nos jours, dans toute la vallée, le sapin n’est présent que de façon disséminé et localisé à quelques zones de faible surface sous falaise, alors qu’à cette altitude (étage montagnard), il devrait naturellement dominer les peuplements forestiers.

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