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Par Camille Berrier (UMR AGIR)

 

Face aux enjeux environnementaux, climatiques et sociétaux, les éleveurs sont invités à s’engager dans une transition agroécologique qui transforme en profondeur leurs pratiques, leurs conditions de travail et le sens du métier. Appréhendée comme une transition psychosociale, cette thèse analyse l’engagement des éleveurs comme un processus multidimensionnel, subjectif et développemental. En articulant le modèle de la socialisation plurielle et active (Malrieu, 1979 ; Almudever et al., 2013) et clinique de l’activité (Clot, 1999). Nous analysons l’activité professionnelle en tenant compte de la pluralité des sphères de vie. Le dispositif empirique combine entretiens cliniques individuels et une séance d’analyse des pratiques professionnelles. Les résultats montrent que les dynamiques d’engagement se construisent à travers des processus d’intersignification individuels et collectifs, à l’interface entre les sphères d’activités professionnelles, personnelles et sociales, favorisant le développement de soi et du métier.

Ce mardi 17 février, 4 Dynaforien.nes ont bravé le froid, la pluie et la boue pour aider des collègues du laboratoire voisin à capturer des chevreuils. Le laboratoire CEFS (Comportement et écologie de la faune sauvage) du centre Inrae Occitanie Toulouse est spécialisé dans l’étude du comportement des grands herbivores et des écosystèmes dans lesquels ils évoluent. Les deux laboratoires partagent un terrain d’étude : les coteaux de Gascogne (un des sites de la Zone Atelier Pygar et du laboratoire vivant Gascogne). C’est là que Mallory Gauvreau, Wilfried Heintz, Zoé Pujol et Adèle Vantorhoudt ont participé à la battue, à l’affut, à la capture puis aux prélèvements sur 11 chevreuils qui ont ensuite été relâchés. Une belle journée sous le signe de la coopération et de l’interdisciplinarité !


Par Laure Martin-Lefevre (doctorante unités CEFE & Dynafor, Montpellier)


 

La diversité des ressources florales des adventices est essentielle pour les communautés de pollinisateurs. Maintenir les adventices dans les agroécosystèmes pérennes comme les vignobles peut enrichir et diversifier les ressources florales dans les paysages agricoles. Pour préserver le processus de pollinisation et élaborer des stratégies de gestion de la biodiversité, il est crucial de mieux comprendre les déterminants des ressources florales chez les adventices.

Ce projet a pour objectif de quantifier le potentiel des adventices en tant que ressources pour les pollinisateurs sauvages dans les vignobles méditerranéens, en étudiant différentes pratiques viticoles. En Occitanie, nous avons mesuré divers traits fonctionnels floraux des adventices, tels que la phénologie de la floraison, l'attractivité, l'accessibilité des fleurs, et les récompenses offertes, tout en observant les interactions adventices-pollinisateurs à l'aide de transects.

 Les résultats montrent que l’intensité des pratiques, notamment l’usage d’herbicides, réduit la quantité et la diversité des ressources florales, tandis que la fauche et la présence d’habitats semi-naturels les augmentent. Les pratiques intensives limitent fortement la diversité des abeilles sauvages, notamment dans les paysages hétérogènes, alors que les pratiques à faible intensité la favorisent davantage dans les paysages diversifiés. Ces résultats soulignent la nécessité de combiner gestion locale et approches à l’échelle du paysage pour préserver la biodiversité en viticulture.


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