Clélia Sirami a participé à la soirée thématique « Santé des cours d’eau, des payses et de l’agriculture » organisée le 28 mars par l’association LAB paysan à Saint Izaire, dans le sud de l'Aveyron. La soirée a débuté par une conférence introductive de Clélia Sirami intitulée « Quels liens entre santé des paysages, santé de la biodiversité et santé humaine ? ». Une table ronde a ensuite permis de riches échanges entre Gaëlle Kerneis, du Syndicat de rivière Tarn médian, et Sophie Hugonnenc, de Arbres Haies Paysages d’Aveyron, et Clélia Sirami. Les nombreuses questions du public ont permis d’approfondir les enjeux spécifiques de ce territoire et l’articulation entre actions locales et les dynamiques systémiques à des échelles plus larges, notamment concernant la place des technologies ou le rôle des politiques publiques. Cette soirée a réuni une soixantaine de personnes avec des profils très variés, dont une bonne proportion d’agriculteurs et agricultrices du territoire.

Par Keltoum Khechba (post-doctorante, UMR Dynafor)
Les modèles d’apprentissage automatique (ML) basés sur les données de télédétection offrent un fort potentiel pour améliorer la prédiction des rendements céréaliers à différentes échelles géographiques. Toutefois, la complexité et l’hétérogénéité des paysages agricoles posent des limites importantes à la robustesse des prédictions à l’échelle de la parcelle. La fiabilité des modèles dépend à la fois de la capacité des données d’apprentissage à représenter cette hétérogénéité spatiale et de l’utilisation d’échantillons de validation spatialement indépendants. De plus, la variabilité spatio-temporelle des facteurs influençant le rendement affecte la pertinence des variables d’entrée, rendant difficile le développement de modèles généralisables. Dans ce contexte, ce travail analyse l’impact de l’hétérogénéité spatiale et temporelle sur la performance des modèles ML pour la prédiction du rendement du blé à l’échelle parcellaire sur une large zone d’étude au Maroc.

Par Léa Mariton (post-doctorante, UMR Dynafor)

Au cours du dernier siècle, les lumières artificielles nocturnes sont venues massivement illuminer la surface du globe, altérant profondément les environnements nocturnes. Ainsi, depuis près de deux décennies, une explosion d'articles scientifiques vient alerter sur les effets néfastes de la pollution lumineuse sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes. Dans ce contexte, il devient urgent de déployer des mesures de réduction des impacts de cette pression. Mais à l'heure où les scientifiques appellent de leurs vœux une "evidence-based conservation", comment évaluer leur efficacité ? Quelles dimensions prendre en compte (spatiales et/ou temporelles) et à quelles échelles ? Pour tenter d'apporter des réponses à ces questionnements, nous nous intéresseront aux chauves-souris européennes qui, en raison de leurs mœurs nocturnes, sont particulièrement impactées par cette pollution si particulière.


















