Cécile Barnaud est co-autrice de 2 livrets publiés dans le cadre du projet Powerbiodiv (2021-2025). Ce projet vise à comprendre les dynamiques de pouvoir qui régissent la participation des parties prenantes afin de favoriser une conservation efficace et équitable de la biodiversité. Financé par le CESAB (Centre de synthèse et d’analyse de la biodiversité), un programme phare de la FRB (Fondation pour la recherche sur la biodiversité), il a réuni un groupe international de scientifiques et de praticiens travaillant sur ou avec des approches participatives dans le domaine de la conservation de la biodiversité.
Le premier livret rassemble une série d'études de cas concrets, qui explorent chacune la manière dont les processus participatifs se déroulent dans le domaine de la conservation — et comment les rapports de pouvoir s'y imbriquent à chaque étape.
le deuxième livret n’est ni un manuel, ni un guide proposant des solutions toutes faites. Il s’agit d’une invitation à prendre le temps de réfléchir, à porter un regard différent sur le pouvoir et à prêter attention à la manière dont celui-ci façonne la participation, les connaissances et les résultats des actions de conservation.

1) Lecuyer, L., Young, J., Butler, J., Barnaud, C., Balian, E., Butler, G., CALLA, S., Locatelli, B., Pettit, J., Pound, D., Salvatori, V., & von Korff, Y. (2025). Staying in the Room: Stories of Power and Participation in Conservation. CESAB – Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) https://doi.org/10.5281/zenodo.17911560
Abstract:
This booklet brings together a set of real-world case studies, each exploring how participatory processes unfold in conservation settings — and how power is entangled in every step. Written by those directly involved in or observing these processes, these stories come from landscapes as varied as the Andes, the Pyrenees, the Scottish moors, and the forests of Mexico. They describe efforts to bring together communities, governments, scientists, and civil society actors to co-create responses to complex environmental challenges. But more than technical achievements or policy innovations, these stories highlight the relational, emotional, and political dimensions of participation. They show that trust takes time. That silence and absence can be forms of power. That listening well matters. And that small shifts — a new question, a reframed agenda, a handwritten agreement — can carry the seeds of transformative change. These narratives were written in the context of the PowerBiodiv project, an initiative aimed at exploring how participatory biodiversity governance can be made more just and inclusive by attending explicitly to power. If you wish to learn more about the power framework and its different dimensions (see next page), we invite you to consult the accompanying "Tool for Though" developed as part of the same project. We hope these stories invite you not only to reflect, but to stay in the room — and keep working toward more power aware and grounded forms of conservation.
Résumé :
Ce livret rassemble une série d'études de cas concrets, qui explorent chacune la manière dont les processus participatifs se déroulent dans le domaine de la conservation — et comment les rapports de pouvoir s'y imbriquent à chaque étape. Rédigés par des personnes directement impliquées dans ces processus ou les ayant observés, ces récits proviennent de paysages aussi variés que les Andes, les Pyrénées, les landes écossaises et les forêts du Mexique. Elles décrivent les efforts déployés pour rassembler les communautés, les pouvoirs publics, les scientifiques et les acteurs de la société civile afin d’élaborer ensemble des réponses aux défis environnementaux complexes. Mais au-delà des avancées techniques ou des innovations politiques, ces récits mettent en lumière les dimensions relationnelles, émotionnelles et politiques de la participation. Ils montrent que la confiance se construit avec le temps. Et que le silence et l’absence peuvent être des formes de pouvoir. Qu’il est important de bien écouter. Et que de petits changements — une nouvelle question, un ordre du jour reformulé, un accord rédigé à la main — peuvent être à l’origine d’une transformation profonde. Ces récits ont été rédigés dans le cadre du projet PowerBiodiv, une initiative visant à explorer comment la gouvernance participative de la biodiversité peut être rendue plus juste et plus inclusive en accordant une attention particulière aux rapports de pouvoir. Si vous souhaitez en savoir plus sur le cadre conceptuel du pouvoir et ses différentes dimensions (voir page suivante), nous vous invitons à consulter l’« outil de réflexion » joint, élaboré dans le cadre du même projet. Nous espérons que ces récits vous inciteront non seulement à réfléchir, mais aussi à rester engagés — et à continuer à œuvrer en faveur de formes de conservation plus conscientes des dynamiques de pouvoir et plus ancrées dans la réalité.
2) Lecuyer, L., Young, J., Butler, J., Barnaud, C., Balian, E., Butler, G., Calla, S., Locatelli, B., Pettit, J., Pound, D., Salvatori, V., & von Korff, Y. (2025). Navigating Power in Participatory Process for Biodiversity Conservation: A Tool for Thought. CESAB – Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) https://doi.org/10.5281/zenodo.17911692
Abstract:
Participatory approaches are increasingly used in biodiversity conservation to build trust, reduce conflict, and create more lasting decisions. By bringing together diverse voices (local communities, scientists, policymakers, NGOs) they aim to shape strategies that protect both people and nature. But more participation does not automatically mean better outcomes. Power matters. When power dynamics are overlooked, participation can become superficial, reinforcing old inequalities and even deepening tensions. Power shapes who is heard, whose knowledge counts, and who is left outside decision-making. If we don’t name and reflect on these dynamics, we risk failing the very goals of fairness and impact that participatory processes aim for. This Tool for Thought invites conservation practitioners, researchers, and facilitators to reflect more consciously on how power operates in participatory settings and how we might respond with greater care and imagination. It introduces a shared vocabulary to talk about power clearly and constructively. It proposes key concepts, and reflective questions to help make powermore visible, more easy to talk about openly, and more actionable. This resource is for anyone who works, or aspires to work, at the intersection between biodiversity, participation, and social change.It speaks to: Conservation practitioners managing biodiversity and natural resources in collaboration with communities Researchers exploring biodiversity, social-ecological systems, and participatory approaches Facilitators designing and leading participatory processes across diverse settings But it also offers insights to those shaping the conditions for participation: Policy makers who commission participatory processes and seek to design them more inclusively Advocacy leaders, project designers, and funders thinking about how power affects whose voices are heard and whose knowledge is valued Institutional actors committed to shifting practices toward more equity, justice, and shared stewardship. Rather than offering strict categories, this Tool for Thought invites a moreluid perspective: wherever you sit on the ground, in research, at policy levels, or inbetween, you are part of shaping how power flows through conservation efforts.
Résumé:
Ce document n’est ni un manuel, ni un guide proposant des solutions toutes faites. Il s’agit d’une invitation à prendre le temps de réfléchir, à porter un regard différent sur le pouvoir et à prêter attention à la manière dont celui-ci façonne la participation, les connaissances et les résultats des actions de conservation. Fruit du travail collectif de chercheurs, d’animateurs et de praticiens impliqués dans le projet PowerBiodiv, cet outil s’appuie sur des connaissances scientifiques pour ouvrir la voie à une réflexion plus approfondie, à un apprentissage partagé et à des pratiques plus conscientes. Il ne propose pas une méthode ou une voie unique. Il offre plutôt un cadre favorisant la réflexion, une série de questions destinées à stimuler la curiosité et la prise de conscience, ainsi qu’une série d’histoires illustrant comment gérer le pouvoir dans des situations concrètes. Pour des récits plus complets, axés sur des histoires, consultez le livret narratif qui accompagne ce document et qui approfondit chaque cas en y ajoutant du contexte, des témoignages et des enseignements tirés. Si vous travaillez dans le domaine de la conservation de la biodiversité en recourant à des processus participatifs, ou dans tout autre domaine où se croisent les personnes, le pouvoir et la nature, cet outil est fait pour vous.
Pour en savoir plus sur Powerbiodiv: Lécuyer, L., E. Balian, J. R. A. Butler, C. Barnaud, S. Calla, B. Locatelli, J. Newig, J. Pettit, D. Pound, F. Quétier, V. Salvatori, Y. Von Korff, J. C. Young « The Importance of Understanding the Multiple Dimensions of Power in Stakeholder Participation for Effective Biodiversity Conservation ». People and Nature n/a, no n/a (2024). https://doi.org/10.1002/pan3.10672.
Dernière mise à jour : 24 août
Cécile Barnaud est co-autrice d'une méta-analyse publiée dans la revue Ecology and Society dont l'objectif est d'examiner et de synthétiser les données scientifiques disponibles concernant les raisons qui poussent les acteurs à collaborer au sein d'espaces protégés multifonctionnels.
Turkelboom, F., M. Nishi, B. Locatelli, E. Andersson, L. Vercruysse, E. Garau, M. D. López-Rodríguez, C. Noël, N. Dendoncker, T. Plieninger, J. Desair, C. Albert, C. Barnaud, S. Jacobs, A. J. Castro, E. Oteros-Rozas, A. Heck, and M. Torralba. (2026). Why do we work together? Motivations for collaboration in multifunctional conservation-oriented landscapes. Ecology and Society 31(1):29. https://doi.org/10.5751/ES-17029-310129

Abstract :
Around the world, many environmental and social problems often appear together, such as biodiversity loss, soil degradation, and livelihood precarity. Integrated landscape approaches have emerged as a powerful way to tackle these intertwined crises at the scale of whole landscapes, but success depends on a factor often overlooked: the motivation of people to collaborate. The objective of this study is to review and synthesize the available scientific evidence of the reasons why actors choose to collaborate in multifunctional protected landscapes. Building on existing literature, we developed an analytical framework that views collaboration as a dynamic interplay between actor-level motivators (ranging from non-material relations to nature, community or organizational ties, to material benefits) and network-level motivators (shared goals, interdependence, trusted networks, effective interactions, and clear achievements). These drivers are further shaped by broader forces such as agency, legal frameworks, social and political context, the socioeconomic conditions, and biophysical contexts. Our findings reveal a crucial insight: sustainable collaboration cannot rest on a single motivator, such as financial gain, but thrives when a “bundle of motivators” is activated. To help organizations unlock this potential, we identify seven practical levers to strengthen collaboration and maximize the impact of integrated landscape approaches. By understanding and intentionally fostering these layered motivations, landscape management can move from fragmented efforts to transformative, long-term solutions for both people and nature.
Résumé :
Partout dans le monde, de nombreux problèmes environnementaux et sociaux se manifestent souvent conjointement, tels que la perte de biodiversité, la dégradation des sols et la précarité des moyens de subsistance. Les approches paysagères intégrées se sont imposées comme un moyen efficace de s’attaquer à ces crises interdépendantes à l’échelle de paysages entiers, mais leur succès dépend d’un facteur souvent négligé : la motivation des personnes à collaborer. L'objectif de cette étude est d'examiner et de synthétiser les données scientifiques disponibles concernant les raisons qui poussent les acteurs à collaborer au sein d'espaces protégés multifonctionnels. En nous appuyant sur la littérature existante, nous avons élaboré un cadre analytique qui considère la collaboration comme une interaction dynamique entre des facteurs de motivation au niveau des acteurs (allant des relations immatérielles avec la nature, des liens communautaires ou organisationnels, jusqu'aux avantages matériels) des facteurs de motivation au niveau des réseaux (objectifs communs, interdépendance, réseaux de confiance, interactions efficaces et réalisations concrètes). Ces facteurs sont en outre façonnés par des forces plus larges telles que la capacité d’agir, les cadres juridiques, le contexte social et politique, les conditions socio-économiques et les contextes biophysiques. Nos résultats mettent en évidence un élément essentiel : une collaboration durable ne peut reposer sur un seul facteur de motivation, tel que le gain financier, mais s’épanouit lorsqu’un « ensemble de facteurs de motivation » est mis en œuvre. Pour aider les organisations à exploiter ce potentiel, nous identifions sept leviers concrets visant à renforcer la collaboration et à maximiser l’impact des approches paysagères intégrées. En comprenant et en favorisant délibérément ces motivations à plusieurs niveaux, la gestion des paysages peut passer d’efforts fragmentés à des solutions transformatrices et durables, tant pour les populations que pour la nature.
Par Yusuf Öztürk (doctorant université de Turquie, accueilli à l’AgroToulouse dans le cadre d'une bourse PRESTJ avec l'ambassade de France en Turquie)

Poplar is among the important species in industrial forestry due to its rapid growth, hybridization capacity, and adaptability to diverse environmental conditions. The mapping of the spatial distribution of poplar plantations and the analysis of their temporal changes are essential for ensuring sustainable resource management and maintaining up-to-date national poplar inventories. Recently, ensemble deep learning approaches, developed by combining the predictions of different deep learning architectures, have attracted increasing attention across various fields, particularly in remote sensing and forestry, due to their high accuracy and strong generalization capabilities in classifying large-scale and multi-temporal data. Within the scope of this study, ensemble deep learning models were developed for mapping poplar plantation areas using multi-temporal Sentinel-2 imagery, through the semantic segmentation-based models under different strategies. A local-to-global mapping approach was adopted for model development and evaluating their generalization potential. In this context, models were trained using multi-temporal Sentinel-2 images acquired from the Akyazi region were used to train models and assess their generalization potential. Then, they were applied to different test areas in Düzce, Terme, and Azizler to assess their spatial generalization performance. Comparative analysis of individual semantic segmentation models revealed that the transformer-based SwinD-Net and Poplar-Net models outperformed traditional models, producing 2–7% higher IoU values across different test areas. On the other hand, the best accuracy values were received by combining a limited number of model predictions rather than integrating all model outputs. The evaluation of results from individual and ensemble deep learning models demonstrated that ensemble approaches provided limited accuracy improvements, remaining below 1% compared to the best-performing individual model. The most robust generalization performance was achieved using ensemble models with heterogeneous structure, incorporating both dataset and model diversity. On the other hand, although ensemble deep learning models yielded limited improvements in accuracy, individual models with more advanced architectures, such as SwinD-Net and Poplar-Net, provided comparable and, in some cases, superior performance. Therefore, considering computational cost, training time, and hardware requirements, single-model designs with deeper architectures represent a more efficient and practical alternative for real-world applications.


















