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Sylvie Ladet et Wilfried Heintz ont participé en tant que co-auteurs à la publication d'un nouvel article sur le réseau CentipedeRTK fondé par Julien Ancelin, collègue INRAE de l'unité Saint-Laurent de la Prée en Aquitaine. Cette publication en open access fait suite à la sélection de la communication orale au colloque SAGEO 2023 à Québec pour le numéro spécial « vol 12- Sciences de l’information géographique & mesures environnementales » de la revue JIMIS.


Julien Ancelin*, Sylvie Ladet*, Wilfried Heintz. CentipedeRTK, un réseau pour la géolocalisation haute précision au service de l'environnement. Journal of Interdisciplinary Methodologies and Issues in Science, 2024, 12, 18p. ⟨10.46298/jimis.14252⟩. ⟨hal-04695937v4⟩ (* co-premiers-auteurs).


Nouveau logo du réseau Centipede-RTK
Nouveau logo du réseau Centipede-RTK

Dans cet article, ils rappellent la définition de cette technologie GPS (pour faire simple), son fonctionnement et la construction de ce réseau depuis 2019 dont le périmètre d’application est vaste et bien au-delà du monde de la Recherche. CentipedeRTK est utilisé en France mais pas que ! Dans les retours d’expériences sur son utilisation, nous avons repris dans l’article des travaux issus du projet ANR JCJC Blobiform (comparatif solutions propriétaires vs libres, travail de master 2 de Léa Robert en 2023), coordonné et présenté à la dernière réunion d’axe Funk par Fabien. Au-delà de l’aspect technologique, un autre résultat de ce réseau est également humain : la construction d’une communauté active et engagée. En mobilisant des contributeurs variés – agriculteurs, privés, scientifiques et collectivités – CentipedeRTK illustre comment une approche collective peut favoriser l’innovation. Ce résultat souligne aussi la viabilité d’un modèle basé sur les géocommuns numériques, accessible à tous et indépendant des solutions propriétaires.

Dynafor a accueilli le 16 janvier 2025 le séminaire des Géographes du département ACT d'INRAE sur le thème de la place de la political ecology pour les géographes du département ACT d'INRAE. 

Il a eu lieu en salle de conférences Marc Ridet, sur le centre INRAE Toulouse Occitanie avec un accès en distanciel pour certains et a réuni environ 35 personnes. Voilà ci-dessous le programme détaillé dont plusieurs présentations des travaux de Dynafor.




Horaires

Intervenant.e.s

Titre

10h00-10h30

ACCUEIL CAFE

 

10h30-10h40

Coline Perrin, Marie Houdart et Baptiste Hautdidier

Introduction

 

10h40-11h15

Floriane Clément, Baptiste Hautdidier

 

Contours du champ de la political ecology

 

11h15-12h15

 

Lise Desvallées, Université de Pau

La political ecology aujourd’hui : déconstruction critique ou plaidoyer radical

12h15-13h45

DEJEUNER

 

 

13h45-14h15

 

Lisa Darmet & Cécile Barnaud

Le pastoralisme, bon élève de l’environnement ? Une analyse critique de discours, croisant political ecology et justice environnementale

 

14h15-14h45

 

Manoel Auffray, BSE

 

La PAC au prisme de la political ecology, une perspective fructueuse ?

 

14h45-15h15

 

Baptiste Hautdidier

 

Quelles places pour des postures critiques dans un parcours de géographe à Inrae ?

 

15h15-15h25

PAUSE

 

 

15h25-16h25

 

Travail en groupe

Quel positionnement de nos recherches en termes de communauté épistémique et d’approche en political ecology ?

 

16h25-16h30

 

Coline/Marie/Baptiste

 

Clôture de la journée


François Calatayud a participé à un article de synthèse intitulé "Gaps and overlaps between sustainability science and the environmental humanities" et publié tout récemment dans la revue Sustainability Science et coordonné par Julien Blanco (chercheur à l'IRD, Unité SENS et ancien post-doctorant à Dynafor). Cet article est basé sur une cartographie scientifique complète de la littérature afin d'explorer le chevauchement ou la compartimentation de 2 domaines de Recherches: La science de la durabilité (SustSci) et les sciences humaines de l'environnement (EnvHum).


Blanco, J.; Moreau, C.; Carrière, S.M.; Fache E.; Cué Rio M.; Calatayud, F.; Castella, J-C.; Le Meur, P-Y.; Coudel, E; Hervé, D.; Méral, P.;Therville, C. (2024) . Gaps and overlaps between sustainability science and the environmental humanities. Sustainability Science. https://doi.org/10.1007/s11625-024-01596-1




Abstract:

Given the wicked environmental and sustainability challenges we face today, the need for a cross-disciplinary, science–society approach is increasingly undisputed. Yet, is the development of the distinct research fields of sustainability science (SustSci) and the environmental humanities (EnvHum) another example of academic silos? In this study, we conducted a comprehensive science mapping of the literature to explore the overlap or compartmentalization of these fields. Standardized search strings submitted in the Web of Science allowed us to gather a total of 2076 publications, including 1678 for SustSci and 398 for EnvHum, from which we explored the social, intellectual and conceptual structures of the two fields. The results indicated that SustSci and EnvHum are nourished by distinct research communities (distinct authors and journals) and rely on different epistemological legacies. In addition, results showed that the two research fields focus on similar challenges (e.g. climate change and biodiversity decline), but with contrasting approaches. SustSci combines natural and social sciences to address sustainability as a systemic problem, while EnvHum combines social sciences and the humanities, approaching it as a power and values issue. Nonetheless, a comprehensive analysis suggested that they also share key aims: bridging the nature–culture divide, transforming socio-political relationships, and taking into account values, affects and imaginaries. In light of these results, we finally discuss the opportunities and challenges for mutual enrichment between SustSci and EnvHum around these three shared goals, which might foster a strengthened response to the crises we face.


Résumé:

Compte tenu des défis relatifs à l'environnement et à la durabilité auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui, la nécessité d'une approche interdisciplinaire, science-société, fait de plus en plus consensus. Cependant, le développement des domaines de recherche distincts que sont la science de la durabilité (SustSci) et les sciences humaines de l'environnement (EnvHum) est-il nouvel avatar du cloisonnement académique ? Dans cette étude, nous avons réalisé une cartographie scientifique complète de la littérature afin d'explorer le chevauchement ou la compartimentation de ces domaines. Des requêtes standardisées ont été soumises au Web of Science et nous ont permis de rassembler un total de 2076 publications, dont 1678 pour SustSci et 398 pour EnvHum, à partir desquelles nous avons exploré les structures sociales, intellectuelles et conceptuelles des deux domaines. Les résultats indiquent que SustSci et EnvHum sont alimentés par des communautés de recherche distinctes (auteurs et revues distincts) et s'appuient sur des héritages épistémologiques différents. En outre, les résultats ont montré que les deux domaines de recherche se concentrent sur des défis similaires (par exemple, le changement climatique et le déclin de la biodiversité), mais avec des approches contrastées. SustSci combine les sciences naturelles et sociales pour aborder la durabilité comme un problème systémique, tandis qu'EnvHum combine les sciences sociales et humaines pour aborder des questions de rapports de pouvoir et de valeurs. Néanmoins, une analyse complète a suggéré qu'ils partagent également des objectifs clés : combler le fossé nature-culture, transformer les relations sociopolitiques et prendre en compte les valeurs, les affects et les imaginaires. À la lumière de ces résultats, nous discutons enfin des opportunités et des défis d'un enrichissement mutuel entre SustSci et EnvHum autour de ces trois objectifs communs, qui pourraient favoriser une réponse renforcée aux crises auxquelles nous sommes confrontés.

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