Emilie Andrieu et Marc Deconchat ont participé en tant que co-auteurs dynaforiens au numéro spécial n°4 2025 sur "Stratégie, méthodes et outils pour une recherche INRAE responsable" paru dans la revue NOV’AE d'INRAE en accès libre sur la plateforme de la revue et qui détaille un grand nombre d'actions RSE (Responsabilité sociétale et environnementale) initiées par INRAE.

Marc Deconchat a fait l'introduction du chapitre 4 de ce numéro spécial intitulé " De la biodiversité pour et par tous"
Deconchat, M. (2025). Numéro spécial 04 : Stratégie, méthodes et outils pour une recherche INRAE responsable - Chapitre 4 : De la biodiversité pour et par tous - Introduction. NOV’AE - Ingénierie Et Savoir-Faire Innovants, (spécial 04 NOV’AE), 187–189. https://doi.org/10.20870/Revue-NOVAE.2025.9699
Emilie Andrieu a, quant à elle, écrit avec 2 collègues de la cellule RSE du centre INRAE Toulouse un article sur le projet Rewild sur le passage d’une gestion traditionnelle des espaces verts du centre INRAE de Toulouse à une gestion différenciée. Plusieurs autres dynaforiens participent au groupe de travail Biodiversité qui a porté cette action.
Andrieu, E, Charamel, D., & Melilli, J. (2025). Rewild : histoire du passage d’une gestion traditionnelle des espaces verts à une gestion différenciée. NOV’AE - Ingénierie Et Savoir-Faire Innovants, (spécial 04 NOV’AE), 210–218. https://doi.org/10.20870/Revue-NOVAE.2025.9703
Résumé:
Le projet Rewild (Réinvention écologique et innovante de la gestion des espaces verts) a été financé par l’appel à projets « pépinière RSE » en 2022. Ses objectifs étaient de transformer les modalités de gestion des espaces verts des trois sites toulousains concernés par le marché d’entretien (soit 94 000 m² au total) afin d’améliorer leur qualité écologique, mais aussi de mieux comprendre les perceptions et utilisations de ces espaces par les agents en les impliquant le plus possible dans la réflexion globale. Ce projet a été porté par le groupe de travail biodiversité (GTB) créé dans le cadre de la politique RSE du centre INRAE Occitanie-Toulouse, qui porte des actions en faveur de la biodiversité. Le GTB regroupe 12 agents volontaires issus de 6 des 26 unités du centre, ainsi que des représentants des services d’appui directement concernés par la thématique.
Dernière mise à jour : 30 oct. 2025
Michel Tarby, David Sheeren, Emilie Andrieu, Jérôme Willm et Jérôme Molina ont participé activement à la semaine TEMPO qui a eu lieu du 13 au 17 octobre sur le site de Météo Pôle de Toulouse. TEMPO est le réseau national d'observatoires dédiés à la phénologie de l’ensemble du règne vivant (espèces végétales et animales, exploitées et sauvages) impliquant plusieurs unités d'INRAEet au-delà. Il vise à comprendre et prédire comment le changement climatique impacte la phénologie des organismes vivants et les conséquences en termes de productivité des systèmes, survie et répartition des populations.
Michel Tarby a fait une communication pour présenter le projet ANR Fagrescue dans lequel Dynafor est impliqué alors que Jérôme Willm, aidé de Jory Fuser (apprenti à Dynafor) ont aidé à la préparation des visites de terrain pour l'atelier inter-calibration sénescence qui ont eu lieu sur le site Météo et dans le parc de la Reynerie à Toulouse.
Emilie Andrieu est quant à elle participer aux ateliers de travail des observatoires citoyens, en tant que co-responsable scientifique de la déclinaison Régionale Occitanie de l'Observatoire des Saisons.

Pour en savoir plus sur le programme de la semaine et sur le portail de données TEMPO.
crédits photo: Jérôme Molina (Inrae-Dynafor) et Jean Frederic (Inrae-Urfm)
Léo Mouillard-Lample est co-auteur d'un nouvel article intitulé "How much nectar can wild bees carry? Allometric equations of nectar crop capacities for investigating bee nutrition and foraging ecology" publié récemment dans la revue Journal of Insect Physiology. Cette étude vise à établir des fonctions allométriques pour les capacités de récolte de nectar des abeilles sauvages, qui pourraient être utilisées comme outils prédictifs dans la recherche liée à la nutrition des abeilles et à l'écologie du butinage.

Abstract:
The decline in bee populations is influenced by the scarcity of floral resources, mainly nectar and pollen, resulting from the loss of natural habitats and climate change. In this context, it is essential to understand the foraging success and nutritional status of wild bees, particularly as research on honeybees has overshadowed that of wild species. This study aims to establish allometric functions for the nectar crop capacities of wild bees, which may be used as predictive tools in research related to bee nutrition and foraging ecology. Allometric scaling models, which typically relate body size to morphological or ecological traits, are proposed as a method of estimating crop capacity in wild bees. The crop load was measured in 2358 free-ranging foragers of different sizes (body length 5–29 mm) belonging to 25 different genera, in southern France. Overall, we established consistent allometric functions for predicting crop load capacities from the body length of wild bees, with a satisfactory degree of confidence. Sex is an important determinant of crop capacity, with females carrying maximal nectar loads around three times greater than males of similar size. We also found evidence that taxonomic affiliation influences allometric properties of crop capacities. Further studies are however needed to refine the predictions by taxonomic group, and in particular for the eusocial bumblebees. Field validation involving complementary data on floral nectar availability indicated that an allometric framework can be used to address research questions related to foraging success and competition for nectar in large wild bees (body length similar or greater than that of honeybees). Future studies should aim at refining the taxonomic resolution of allometric functions to family or genus level, which would provide a better understanding of the ecological particularities of certain groups of bees, such as eusocial species whose foragers store nectar for the entire colony or, conversely, cleptoparasitic (cuckoo) female bees that do not supply their broods.
Résumé:
Le déclin des populations d'abeilles est influencé par la raréfaction des ressources florales, principalement le nectar et le pollen, résultant de la perte d'habitats naturels et du changement climatique. Dans ce contexte, il est essentiel de comprendre le succès de la recherche de nourriture et l'état nutritionnel des abeilles sauvages, d'autant plus que la recherche sur les abeilles mellifères a éclipsé celle sur les espèces sauvages. Cette étude vise à établir des fonctions allométriques pour les capacités de récolte de nectar des abeilles sauvages, qui pourraient être utilisées comme outils prédictifs dans la recherche liée à la nutrition des abeilles et à l'écologie du butinage. Des modèles allométriques, qui relient généralement la taille corporelle à des traits morphologiques ou écologiques, sont proposés comme méthode d'estimation de la capacité de récolte dans le jabot chez les abeilles sauvages. Le contenu du jabot a été mesuré chez 2 358 butineuses en liberté de différentes tailles (longueur corporelle de 5 à 29 mm) appartenant à 25 genres différents, dans le sud de la France. Dans l'ensemble, nous avons établi des fonctions allométriques cohérentes permettant de prédire la capacité du jabot des abeilles sauvages à partir de la longueur de leur corps, avec un degré de confiance satisfaisant. Le sexe est un facteur déterminant de la capacité du jabot, les femelles pouvant transporter environ trois fois plus de nectar que les mâles de taille similaire. Nous avons également trouvé des preuves que l'appartenance taxonomique influence les propriétés allométriques des capacités de récolte. Des études supplémentaires sont toutefois nécessaires pour affiner les prévisions par groupe taxonomique, en particulier pour les bourdons eusociaux. La validation sur le terrain à l'aide de données complémentaires sur la disponibilité du nectar floral a indiqué qu'un cadre allométrique peut être utilisé pour répondre à des questions de recherche liées au succès de la recherche de nourriture et à la compétition pour le nectar chez les grandes abeilles sauvages (longueur du corps similaire ou supérieure à celle des abeilles mellifères). Les études futures devraient viser à affiner la résolution taxonomique des fonctions allométriques au niveau de la famille ou du genre, ce qui permettrait de mieux comprendre les particularités écologiques de certains groupes d'abeilles, telles que les espèces eusociales dont les butineuses stockent le nectar pour toute la colonie ou, à l'inverse, les abeilles femelles cleptoparasites (coucous) qui ne nourrissent pas leur couvain.


















