Climate-induced forest dieback drives compositional changes in insect communities that are (...)



Sire, L.; Schmidt Yáñez, P., Cai, W.; Bézier, A.; Courtial, B.; , Cours, J.; Fontaneto, D.; Larrieu L.; Bouget, C.; Thorn, S.; Müller, J.; Yu D.; Monaghan, M.; , Herniou, E.; Lopez-Vaamonde, C. (2022) Climate-induced forest dieback drives compositional changes in insect communities that are more pronounced for rare species. Communications Biology volume 5, 57. https://doi.org/10.1038/s42003-021-02968-4



Abstract:

Species richness, abundance and biomass of insects have recently undergone marked declines in Europe. We metabarcoded 211 Malaise-trap samples to investigate whether drought-induced forest dieback and subsequent salvage logging had an impact on ca. 3000 species of flying insects in silver fir Pyrenean forests. While forest dieback had no measurable impact on species richness, there were significant changes in community composition that were consistent with those observed during natural forest succession. Importantly, most observed changes were driven by rare species. Variation was explained primarily by canopy openness at the local scale, and the tree-related microhabitat diversity and deadwood amount at landscape scales. The levels of salvage logging in our study did not explain compositional changes. We conclude that forest dieback drives changes in species assemblages that mimic natural forest succession, and markedly increases the risk of catastrophic loss of rare species through homogenization of environmental conditions.


Résumé:

La richesse en espèces, l'abondance et la biomasse des insectes ont récemment connu un déclin marqué en Europe. Nous avons procédé au métabarcodage de 211 échantillons de pièges (tentes Malaise) afin d'étudier si le dépérissement forestier induit par la sécheresse et les coupes de récupération qui ont suivi ont eu un impact sur environ 3000 espèces d'insectes volants dans les forêts pyrénéennes dominées par le sapin pectiné. Alors que le dépérissement de la forêt n'a pas eu d'impact mesurable sur la richesse spécifique, il y a eu des changements significatifs dans la composition des communautés qui étaient cohérents avec ceux observés pendant la succession naturelle de la forêt. Il est important de noter que la plupart des changements observés étaient le fait d'espèces rares. La variation de composition des assemblages s'explique principalement par l'ouverture de la canopée à l'échelle locale, et par la diversité des dendromicrohabitats et la quantité de bois mort à l'échelle du paysage. L’intensitédes coupes de récupération dans notre étude n'explique pas les changements de composition. Nous concluons que le dépérissement forestier entraîne des changements dans les assemblages d'espèces qui imitent la succession naturelle des forêts, et augmente considérablement le risque de perte catastrophique d'espèces rares par l'homogénéisation des conditions environnementales.



Posts à l'affiche
Posts Récents
Archives