Par Léo Magnin (UMR LISIS, CNRS, Paris)

Tandis que le monde devient de moins en moins habitable, peut-on déceler les indices d'une transformation des manières d'interagir avec l'environnement ? Dans le sillon de Norbert Elias étudiant la civilisation des mœurs à partir du mouchoir, Léo Magnin interroge l'écologisation des mœurs à travers un objet ordinaire : la haie. Car si les arbres et buissons ont une vie biologique bien connue, leur vie sociale mouvementée reste à découvrir.
Massivement détruites lors de la modernisation agricole après 1945, les haies sont désormais plébiscitées en tant que réservoirs de biodiversité, puits de carbone, sources d'énergie renouvelable, freins à l'érosion et trames paysagères. Comment expliquer un tel revirement ? En enquêtant sur les traces de requalifications des haies : l'inquiétude exprimée par un éleveur face à leur protection, les hésitations d'un planteur dans sa parcelle, le coût de l'entretien, le goût de l'élagage, l'étude scientifique du bocage, sa cartographie numérique, son étonnante politisation gouvernementale et villageoise, etc.
Des cours de fermes aux dorures ministérielles, La Vie sociale des haies investigue ainsi les différentes dimensions du processus d'écologisation, dessinant les dynamiques sociales qui s'essoufflent, se poursuivent ou se réinventent à l'épreuve des enjeux environnementaux. Suivre le dédale des haies éclaire les zigzags de l'histoire qui configurent les contradictions de notre présent, mais aussi ses tâtonnements prometteurs...
Pour en savoir plus sur cet ouvrage : Léo Magnin. La vie sociale des haies. Enquête sur l'écologisation des mœurs. La Découverte, 224 p., 2024, Sciences humaines et sociales, 9782348082641. ⟨hal-04861374⟩
Dernière mise à jour : 15 mai 2025
Dans le cadre du projet BEET-SAT portant sur "Utilisation de la télédétection satellitaire pour suivre la progression de la jaunisse et affiner les stratégies de lutte", Dynafor recrute un nouveau ou une nouvelle postdoctorant.e sur un contrat de 18 mois débutant en mois de juin prochain.

Date limite de candidature: 15/07/2025
La formation internationale à l’Indice de Biodiversité Potentielle était organisée et co-animée par L. Larrieu (Dynafor/ CNPF-CRPF Occ), P. Gonin (CNPF-IDF) et Pauline Marty (CNPF-CRPF PACA). Une session en visioconférence le 11 mars 2025 a eu pour but de présenter l’indice ainsi que le travail de recherche dédié réalisé à Dynafor entre 2008 et nos jours. Une deuxième session, en présentiel, a eu lieu les 1-3 avril à Salies du Salat, alternant travaux en salle et exercices pratiques en forêt. Elle a permis aux participants de se familiariser avec les différentes méthodologies d’application de l’IBP, de réaliser des diagnostics IBP dans plusieurs contextes forestiers et de prendre connaissance de l’ensemble des ressources documentaires disponibles. Le dernier jour, David Sheeren (Dynafor) a présenté les travaux de Manon Collard (Dynafor) sur les possibilités de prédiction de l’IBP à partir de données de télédétection (LIDAR principalement).

Cette formation a regroupé au total une vingtaine de participants représentant une large gamme d’institutions (Universités, services forestiers, etc.) et en provenance de 8 nouvelles nations : Liban, Espagne, Bosnie-Herzegovine, Albanie, Danemark, Macédoine du Nord, Montenegro et Grèce dans le cadre du projet Intereg « StrategyMedFor ». Ce rassemblement a également contribué à préparer les tournées de terrain qui devraient aboutir dans les 2 ans à la finalisation de versions IBP adaptées aux contextes de l’Espagne continentale, de la Macédoine du Nord, de la Bosnie-Herzégovine et de la Grèce, Crète comprise. Ces versions complèteront le panel de versions déjà disponibles pour la Catalogne espagnole, la Suisse, l’Italie et le Bénélux.




















