Par Suzanne Catteau (Agence d'attractivité et de développement, Redon - Prix de thèse SAGEO2025)
Les données représentant les zones humides sont éminemment politiques : l’endroit où passe le trait qui les délimite fait l’objet de toutes les attentions et soulève des crispations qui nuisent à la protection de ces écosystèmes. Pourtant cette information géographique reste incontournable. L’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse propose de concevoir des supports de concertation territoriale basés sur des représentations raster, plutôt que vectorielles, permettant de traduire les fonctions de ces écosystèmes et la continuité de leur fonctionnement. Plusieurs prototypes émergent de groupes de travail successifs, impliquant uniquement le commanditaire et des scientifiques, associant des experts locaux de la gestion des zones humides, puis des élus locaux. Chaque prototype issu de ces bulles de dialogue met en évidence le positionnement des acteurs présents. Les enjeux politiques et conceptuels sont soulignés par une étude des procédures techniques en parallèle des discours qui les accompagne. Sur le plan opérationnel, cela clarifie pour le commanditaire les propositions correspondant à ses ambitions. Sur le plan théorique, la thèse démontre que les SIG sont souvent utilisés comme un outil prescriptif alors qu’ils peuvent être mobilisés dans une optique heuristique et expérimentale.

Pour accéder au manuscrit de thèse soutenue en 2023, cliquez ici.
Toulouse INP et deux laboratoires associés (DYNAFOR et l'IRIT) ont obtenu une « Chaire de Professeur Junior », en collaboration avec le CNRS et INRAE pour une durée de 5 ans. Cette chaire va s'ouvrir fin 2025 à Toulouse INP sur le thème de la "modélisation et apprentissage automatique pour l'agroécologie" (IA, modélisation, télédétection, agronomie...). Cette thématique est assez large et peut correspondre à des personnes venant du monde des sciences des données et du traitement des images, intéressées par l'agroécologie spatialisée comme domaine d'application privilégié. Elle s'adresse aussi à des agronomes / agroécologues ayant une bonne expérience en modélisation (statistique, mécaniste) spatialisée.
La chaire correspond à un contrat d'une durée maximale de 5 ans, avec une charge d'enseignement réduite, et un budget d'environ 200k€, permettant de financer les activités de recherche (thèse, stages, équipement, fonctionnement...). Au terme des 5 ans, la chaire sera transformée en position permanente au rang de Professeur des Universités.
Elle est donc adaptée à des personnes ayant déjà 3 à 5 ans d'expérience en poste après la thèse et dont le dynamisme permettrait de prétendre à un poste de Professeur à la fin des 5 ans, en supposant l'HDR soutenue. Elle est aussi ouverte à des personnes titulaires de l'HDR. Dans ce cas, en fonction de l'expérience, la durée de la chaire pourrait être réduite à 3 ans.
Selon le profil du lauréat ou de la lauréate, 2 rattachements sont possibles :
- à l'INP-AgroToulouse (enseignement) et à l'UMR DYNAFOR (recherche) [correspondant : David Sheeren]
- à l'INP-ENSEEIHT (enseignement) et à l'UMR IRIT (recherche) [correspondant : Nicolas Dobigeon]
Quel que soit le rattachement, l'objectif est que la personne contribue à créer de la synergie entre les deux écoles et les laboratoires, dans le cadre de la création d'une nouvelle formation transversale associée.

En cas d'intérêt pour la chaire, vous pouvez contacter : nicolas.dobigeon[at]inp-toulouse.fr et david.sheeren[at]inp-toulouse.fr.
Date de fermeture des candidatures : 22/08/2025
Les auditions sont prévues dans le courant du mois d'octobre pour un recrutement en fin d'année 2025.
Laurent Larrieu, en tant que support scientifique général, a participé à la rédaction d'un rapport intitulé « Importance du bois mort pour des forêts vivantes et plus résilientes ». Il s’agit d’une expertise collective appelée DeadWood4Forests, coordonnée par l’Université de Liège. Elle avait pour but, dans le cadre du projet 108 “Soutenir la régénération de forêts résilientes (aspects recherche et formation) » du plan de relance de Wallonie, de :
• faire la synthèse des connaissances sur les enjeux biologiques du bois mort dans et pour les forêts de production, notamment pour améliorer la régénération forestière,
• analyser l’état de la ressource et des perceptions en Wallonie,
• évaluer les impacts écologiques et économiques de la réservation de volumes de bois à la nécromasse,
• proposer une stratégie, des itinéraires techniques et du contenu pour des formations pour sensibiliser tous les acteurs de la filière-bois.
Dufrene M., Blervaque I., Bussers M., Collard Y., Coppée Th., Crespin A., de Wouters Ph., Larrieu L., Lehaire F., Royen L., Simon N. et Vandenbergh A. (2025) Rapport final du projet DeadWood4Forests : Importance du bois mort pour des forêts vivantes et plus résilientes. ULiege – CNPF – Ter-Consult – Forêt.Nature – SRFB, 275 pp. Lien de téléchargement du rapport



















