Dernière mise à jour : 26 mai 2025
Afin de mieux comprendre comment évoluent les haies, les lisières forestières et les pratiques de gestion qui leur sont appliquées, Dynafor met en place un observatoire, nommé Haie-Lis, dans le site d’étude des coteaux de Gascogne de la zone atelier Pygar.
Il est coordonné scientifiquement par M Deconchat et E Andrieu et géré par C Bonnet. Le stage de Mélanie Gouin en 2025 vise à tester des protocoles de mesures et d’enquêtes sur un échantillon de haie. Il fait suite au stage de Maud Lerat en 2024 qui avait posé les bases de l’observatoire.
Les phases de mesure sur le terrain ont débuté, sous un grand soleil, avec l’aide de J Wilm et de M Lucaz.
Le protocole s’inspire de celui développé par D Sheeren en 2023. Les observations portent sur la structure, la composition, les traces de gestion de segments de haie. Elles sont saisie directement grâce à une application ODK développée avec l’aide de S Ladet.
Les haies dans les coteaux de Gascogne sont particulièrement diverses, elles correspondent rarement aux stéréotypes des haies traditionnellement trouvées dans des régions bocagères. Cela nécessite des adaptations des protocoles de mesure. Un observatoire photographique sera aussi mis en place pour garder trace de l’apparence des haies et de caractéristiques mal appréhendées par les mesures.
Lorsque cette phase de mise au point méthodologique sera terminée, l’observatoire sera complètement déployé sur un échantillon de haies et lisières chez des agriculteurs·trices volontaires pour participer à un suivi sur plusieurs années.


Joël Auxenfans a coordonné un livre sur les haies où il expose ses réflexions artistiques et donne la parole à 17 personnes, dont Marc Deconchat de Dynafor, pour éclairer différentes facettes de ces composantes essentielles de nombreux paysages ruraux.
Revoir l'intervention de J Auxenfans aux Retours du Jeudi de Dynafor >>>

Par Marion Desquilbet (UMR TSE, INRAE Toulouse)
Une attention suffisante n'est pas toujours portée à la question pourtant cruciale de la fiabilité des informations contenues dans les bases de données constituées par les scientifiques et éventuellement ouvertes à d'autres utilisateurs. Cette présentation par Marion Desquilbet (Toulouse School of Economics, INRAE) prendra l'exemple de l'analyse critique de la base de données InsectChange rassemblant des données écologiques sur la dynamique des insectes et ses déterminants, analyse critique publiée en octobre dernier dans la revue Peer Community Journal (https://doi.org/10.24072/pcjournal.469). Elle explicitera les types d'erreurs et problèmes dans ces données, contextualisera les enjeux et conséquences de l'utilisation de ces données dans des publications scientifiques et dégagera des recommandations sur des bonnes pratiques d'assurance qualité.



















