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A race to net zero: Framings and perceptions of (in)justice in the political discourse related to the EU'S Land Use, Land Use Change and Forestry Regulation

  • il y a 22 heures
  • 3 min de lecture

Lisa Darmet est co-autrice d'un nouvel article qui analyse comment les acteurs politiques perçoivent et définissent les enjeux de justice dans les débats autour de la politique publique Européenne LULUCF (Land Use, Land Use Change, and Forestry). Il est paru dans la revue Forest Policy and Economics.

Di Marzo, D. ; de Boon, A. ; Leino, J. ; Darmet, L. (2026) A race to net zero: Framings and perceptions of (in)justice in the political discourse related to the EU'S Land Use, Land Use Change and Forestry Regulation, Forest Policy and Economics, Vol. 185, 103748, ISSN 1389-9341, https://doi.org/10.1016/j.forpol.2026.103748

Abstract:

The integration of climate targets into EU forest governance is politically contentious, with policy actors pursuing conflicting objectives through justice-based claims of victimisation and marginalisation, often resulting in intractable conflicts. This paper examines how justice is framed and perceived by policy actors in political debates concerning the EU's Land Use, Land Use Change, and Forestry (LULUCF) Regulation. We answer three research questions: a) what just transition frames are employed by policy actors within the LULUCF discourse, b) who uses these frames, and c) how these frames relate to the official EU LULUCF policy framing. To address these questions, we analyse 101 stakeholder submissions from the EU's Have Your Say initiative and key EU LULUCF policy documents. Integrating frame analysis with environmental justice and political ecology theories, we identify five distinct just transition frames: Forestry first, Forests for climate, EU transition policy pragmatism, Biodiversity and climate first, and Addressing the periphery. Findings reveal significant structural power asymmetries, with economically dominant, industry-aligned frames being privileged in official policy texts. Conversely, ecological concerns, regional interests concerning Europe's periphery, and specific forms of practitioner knowledge remain marginalised or excluded. Such underrepresentation intensifies regional inequalities, ecological vulnerabilities, and socio-economic marginalisation. Across all identified frames, policy actors consistently highlight perceived procedural injustices, including limited transparency and inadequate participation opportunities. The paper concludes that addressing these perceived justice deficits requires recalibrating EU forest governance toward genuine procedural inclusivity, fairer distribution of policy burdens, and explicit recognition of both material and epistemic marginalisation.


Résumé :

L'intégration des objectifs climatiques dans la gouvernance forestière de l'UE est politiquement controversée, les acteurs politiques poursuivant des objectifs contradictoires en invoquant, au nom de la justice, des arguments de victimisation et de marginalisation, ce qui débouche souvent sur des conflits insolubles. Cet article examine comment la notion de justice est définie et perçue par les acteurs politiques dans les débats concernant le règlement de l'UE sur l'utilisation des terres, le changement d'affectation des terres et la foresterie (LULUCF). Nous répondons à trois questions de recherche : a) quels cadres de la transition juste sont utilisés par les acteurs politiques dans le discours sur le secteur LULUCF, b) qui utilise ces cadres, et c) comment ces cadres s'articulent-ils avec le cadre politique officiel de l'UE en matière de LULUCF. Pour répondre à ces questions, nous analysons 101 contributions de parties prenantes issues de l'initiative « Have Your Say » de l'UE ainsi que des documents politiques clés de l'UE sur le secteur LULUCF. En combinant l'analyse des cadres avec les théories de la justice environnementale et de l'écologie politique, nous identifions cinq cadres distincts de transition juste : « La sylviculture d'abord », « Les forêts pour le climat », « Le pragmatisme de la politique de transition de l'UE », « La biodiversité et le climat d'abord » et « Prendre en compte la périphérie ». Les résultats mettent en évidence d'importantes asymétries de pouvoir structurelles, les cadres économiquement dominants et alignés sur l'industrie étant privilégiés dans les textes politiques officiels. À l'inverse, les préoccupations écologiques, les intérêts régionaux des périphéries européennes et les savoirs pratiques spécifiques restent marginalisés ou exclus. Cette sous-représentation accentue les inégalités régionales, les vulnérabilités écologiques et la marginalisation socio-économique. Dans tous les cadres identifiés, les acteurs politiques soulignent systématiquement les injustices procédurales perçues, notamment le manque de transparence et l'insuffisance des possibilités de participation. L'étude conclut que pour remédier à ces déficits de justice perçus, il est nécessaire de réorienter la gouvernance forestière de l'UE vers une véritable inclusivité procédurale, une répartition plus équitable des charges liées aux politiques et une reconnaissance explicite de la marginalisation tant matérielle qu'épistémique.



 
 
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