top of page

Alexis Carteron est co-auteur d'un article intitulé "Functional changes of protist communities in soil after glacier retreat et publié dans la revue  Science of the Total Environment. Cet article vise à comprendre comment les communautés de protistes se développent le long des zones proglaciaires, en décrivant leurs trajectoires de succession.


Simone Giachello, Isabel Cantera, Alexis Carteron, Aurelie Bonin, Alessia Guerrieri, et al.. Functional changes of protist communities in soil after glacier retreat. Science of the Total Environment, 2024, 956, pp.177265. ⟨10.1016/j.scitotenv.2024.177265⟩. ⟨hal-04778232⟩



Absract: Soil hosts key components of terrestrial biodiversity providing essential services to the below- and above-ground ecosystems. The worldwide retreat of glaciers is exposing new deglaciated terrains, offering a unique opportunity to understand the development of soil ecosystems under a changing climate. Many studies have investigated how biotic communities change after deglaciation, but protists have often been overlooked despite their key role in multiple ecosystem functions. Here, we aim to understand how protist communities develop along glacier forelands, describing their successional trajectories. Protist communities were characterized in 1251 soil samples from 46 glacier forelands across four continents. We used environmental DNA metabarcoding to identify the Molecular Operational Taxonomic Units (MOTUs) of protists based on a universal eukaryotic marker. The detected MOTUs were combined with information on multiple traits to assess how the functional diversity and composition of protist communities vary through time. Immediately after glacier retreat, protist communities are like those of polar and high-altitude habitats, with consumers being the dominant trophic group, followed by a relevant presence of phototrophs, while parasites were underrepresented. Over the succession, we detected an increase in taxonomic and functional diversity, but some highly specialized groups (e.g. phototrophic algae) declined. The use of a trait-based approach allowed us to identify distinct successional patterns depending on functional groups. Through the functional characterization of a crucial but understudied component of soil biotic communities, our study added one of the final pieces needed to predict how soil ecosystems will develop in the rapidly changing environment of glacier forelands.


Résumé: Les sols abritent des éléments clés de la biodiversité terrestre qui fournissent des services essentiels aux écosystèmes souterrains et aériens. Le recul des glaciers à l'échelle mondiale expose de nouveaux terrains déglacés, ce qui offre une occasion unique de comprendre le développement des écosystèmes du sol dans un climat changeant. De nombreuses études ont examiné la manière dont les communautés biotiques changent après la déglaciation, mais les protistes ont souvent été négligés malgré leur rôle clé dans de multiples fonctions de l'écosystème. Ici, nous cherchons à comprendre comment les communautés de protistes se développent le long des zones proglaciaires, en décrivant leurs trajectoires de succession. Les communautés de protistes ont été caractérisées dans 1251 échantillons de sol provenant de 46 zones proglaciaires sur quatre continents. Nous avons utilisé le métabarcodage de l'ADN environnemental pour identifier les unités taxonomiques opérationnelles moléculaires (MOTU) des protistes sur la base d'un marqueur eucaryote universel. Les MOTUs détectées ont été combinées avec des informations sur des traits multiples pour évaluer comment la diversité fonctionnelle et la composition des communautés de protistes varient dans le temps. Immédiatement après le retrait des glaciers, les communautés de protistes ressemblent à celles des habitats polaires et de haute altitude, les consommateurs étant le groupe trophique dominant, suivi d'une présence importante de phototrophes, tandis que les parasites sont sous-représentés. Au cours de la succession, nous avons détecté une augmentation de la diversité taxonomique et fonctionnelle, mais certains groupes hautement spécialisés (par exemple les algues phototrophes) ont diminué. L'utilisation d'une approche basée sur les traits nous a permis d'identifier des schémas de succession distincts en fonction des groupes fonctionnels. Grâce à la caractérisation fonctionnelle d'une composante cruciale mais peu étudiée des communautés biotiques du sol, notre étude a ajouté l'une des dernières pièces nécessaires pour prédire comment les écosystèmes du sol se développeront dans l'environnement en évolution rapide des zones proglaciaires.

Cécile Barnaud a co-rédigé l'éditorial du numéro spécial Ecosystem services and collective action, paru dans la revue Ecosystem Services. Il examine les synergies et les tensions entre le cadre des services écosystémiques (SE) et les théories sur l'action collective pour la gouvernance environnementale et clôture un numéro spécial dans lequel figurent deux autres articles signés de Dynafor :

  • Mouillard-Lample L., Gonella G., Decourtye A., Henry M., Barnaud C. (2023) Competition between wild and honey bees: Floral resources as a common good providing multiple ecosystem services, Ecosystem Services, volume 62, 101538, ISSN 2212-0416,

    https://doi.org/10.1016/j.ecoser.2023.101538

  • Barnaud, Cécile, Florence De Longueville, Gabriel Gonella, Martine Antona, Nicolas Dendoncker, et Kerry A Waylen. « Participatory research on ecosystem services in the face of disputed values and other uncertainties: A review ». Ecosystem Services 63 (1 octobre 2023): 101551.

    https://doi.org/10.1016/j.ecoser.2023.101551 


Barnaud, C.; Muradian, R. (2024) Ecosystem services and collective action: New commons, new governance challenges. Ecosystem Services, 2024, pp.101662. ⟨10.1016/j.ecoser.2024.101662⟩. ⟨hal-04725246⟩




Abstract: This editorial article of the special issue “Ecosystem Services and Collective Action: New Commons, New Governance Challenges” examines the synergies and tensions between the ecosystem services (ES) framework and the theories on collective action for environmental governance. The literature and the contributions of this special issue illuminate the multifaceted nature of these interactions. By revealing new socio-ecological interdependencies and emerging commons, the ES concept raise opportunities of collective action and polycentric institutional arrangements, and can operate as a boundary object in collaborative processes. However, we also stress the importance of considering, in both research and policy design, the inherent challenges of collective ES governance regimes and the complexities of the underlying social processes, including: the rise of shared perceptions and common beliefs; the development of new social networks and trust relations; the recognition of multiple values and worldviews, notably non-utilitarian values; the management of conflicts and power asymmetries; and the context-dependency of institutional arrangements.


Résumé: Cet article éditorial du numéro spécial « Ecosystem Services and Collective Action : New Commons, New Governance Challenges » examine les synergies et les tensions entre le cadre des services écosystémiques (SE) et les théories sur l'action collective pour la gouvernance environnementale. La littérature et les contributions de ce numéro spécial mettent en lumière les multiples facettes de ces interactions. En révélant de nouvelles interdépendances socio-écologiques et des biens communs émergents, le concept de services écosystémiques soulève des opportunités d'action collective et d'arrangements institutionnels polycentriques, et peut fonctionner comme un objet frontière dans les processus de collaboration. Cependant, nous soulignons également l'importance de prendre en compte, tant dans la recherche que dans la conception des politiques, les défis inhérents aux régimes de gouvernance collective des SE et les complexités des processus sociaux sous-jacents, y compris : le développement de représentations partagées et de croyances communes ; le développement de nouveaux réseaux sociaux et de relations de confiance ; la reconnaissance de valeurs et de visions du monde multiples, notamment les valeurs non utilitaires ; la gestion des conflits et des asymétries de pouvoir ; et la dépendance au contexte des innovations institutionnelles.

Camille Dumat de Dynafor collabore avec d'autres laboratoires de recherche INRAE (LIPME) et au-delà (La MILPA; CERTOP, LISST) de la place toulousaine sur 2 projets de co-innovation agroécologique pour favoriser une production maraîchère durable:

  • Projet AssoCultures financé par l’ANR Sciences avec et pour la Société (SAPS) 

  • Projet CoCultures financé par le programme TIRIS "Scaling-up Science program"



Face aux changements globaux, le modèle agricole conventionnel est amené à évoluer pour réduire son impact environnemental et être plus résilient. Et si les associations de plantes potagères, qui ont déjà fait leur preuve de façon empirique, étaient une solution ? Pour répondre à cette question, ces scientifiques entreprennent des travaux innovants sous forme de projets interdisciplinaires et participatifs avec des maraichers et jardiniers.

Posts à l'affiche
Posts Récents
Archives
Rechercher par Tags
bottom of page