Par Benjamin Charlier (Unité MIAT – INRAE Toulouse)
Deep learning models for plant species identification depend on large, annotated datasets. The Pl@ntNet system facilitates global data collection by allowing users to upload and annotate plant observations, though this crowdsourced approach introduces noisy labels due to varying user expertise. Reaching consensus on labels is essential for effective model training, yet the scale of data—across observations, users, and species—makes traditional aggregation methods difficult to apply. Pl@ntNet addresses this with a label aggregation strategy that cooperatively trains plant identification models by estimating user expertise as a trust score. This score reflects each user's ability to correctly identify species. We present a case study on the Pl@ntNet dataset to assess the current aggregation strategy and investigate possible improvements. Given the dataset's complexity—with many tasks, users, and species—our findings show that the proposed approach consistently outperforms existing aggregation methods.

Par Adèle Vantorhoudt (UMR Dynafor)
Dans un village breton, la municipalité lutte contre la dégradation de l'eau en replantant des haies arrachées il y a 50 ans. Ce documentaire inédit réalisé par Brigitte Chevet en Bretagne montre l'importance des arbres pour la biodiversité, la qualité des sols et l'indépendance énergétique et suit le parcours de Léa, une technicienne bocage qui, malgré les obstacles, met en lumière le rôle essentiel des arbres pour l'eau, la biodiversité et le climat. À Martigné-Ferchaud, au sud de l'Ille-et-Vilaine, Léa, la technicienne bocage, replante parfois exactement là où les haies ont été arrachées il y a 50 ans, lors du remembrement. 3 arbres sur 4 supprimés, le cycle de l'eau chamboulé : notre campagne a été durement marquée par cette révolution agricole. Aujourd'hui, l'arbre redevient un bien précieux, une frontière à reconquérir.
Adèle Vantorhoudt, doctorante actuellement à Dynafor sur le vaste sujet de la haie, a accepté de participer et animer la discussion post-projection du documentaire.

et voir la bande annonce ci-dessous:
Par Suzanne Catteau (Agence d'attractivité et de développement, Redon - Prix de thèse SAGEO2025)
Les données représentant les zones humides sont éminemment politiques : l’endroit où passe le trait qui les délimite fait l’objet de toutes les attentions et soulève des crispations qui nuisent à la protection de ces écosystèmes. Pourtant cette information géographique reste incontournable. L’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse propose de concevoir des supports de concertation territoriale basés sur des représentations raster, plutôt que vectorielles, permettant de traduire les fonctions de ces écosystèmes et la continuité de leur fonctionnement. Plusieurs prototypes émergent de groupes de travail successifs, impliquant uniquement le commanditaire et des scientifiques, associant des experts locaux de la gestion des zones humides, puis des élus locaux. Chaque prototype issu de ces bulles de dialogue met en évidence le positionnement des acteurs présents. Les enjeux politiques et conceptuels sont soulignés par une étude des procédures techniques en parallèle des discours qui les accompagne. Sur le plan opérationnel, cela clarifie pour le commanditaire les propositions correspondant à ses ambitions. Sur le plan théorique, la thèse démontre que les SIG sont souvent utilisés comme un outil prescriptif alors qu’ils peuvent être mobilisés dans une optique heuristique et expérimentale.

Pour accéder au manuscrit de thèse soutenue en 2023, cliquez ici.


















