Taxonomic and methodological biases in saproxylic beetles: Body size, trophic group and detection probability
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Antoine Brin et Hervé Brustel, tous 2 enseignants-chercheurs en écologie à l'Ecole d'Ingénieurs de Purpan et membres du laboratoire Dynafor sont co-auteurs d'un nouvel article sur des données sur les coléoptères du chêne collectées dans 28 sites répartis en Europe, en Turquie et en Israël et publié dans la revue Insect Conservation and Diversity.
Franzén, M., Jansson, N., Avci, M., Brin, A., Brustel, H., Budka, J. et al. (2026) Taxonomic and methodological biases in saproxylic beetles: Body size, trophic group and detection probability. Insect Conservation and Diversity, 1–8. https://doi.org/10.1111/icad.70122

Abstract:
Smaller insect species are routinely described later than larger species, perpetuating the Linnean shortfall.
Using 425 saproxylic beetle species from 28 veteran oak sites, we test whether body size varied with year of description and earliest georeferenced record year, and whether body length predicted detection probability.
Linear models show a significant negative relationship between body length and both year of description (β = −0.00063 ± 0.00021 SE, p = 0.003) and earliest georeferenced year (β = −0.00057 ± 0.00024 SE, p = 0.016).
Single-season occupancy models reveal only a marginal size effect on detection (β = −0.021, p = 0.055); instead, the trophic group drives variation, with sapro-xylophagous species detected most readily.
Fourteen species remain undescribed, and 29% lack any georeferenced record, highlighting combined Linnean and Wallacean shortfalls.
Historical taxonomic bias towards conspicuous species and methodological undersampling of specific trophic guilds together impede accurate biodiversity assessment.
We recommend integrated taxonomic revision, diversified trapping protocols and trait-based occupancy models to rectify these biases and improve conservation planning.
Résumé:
1. L’écart entre le nombre réel d’espèces et le nombre officiellement répertorié est un des enjeux forts de connaissance pour la biologie de la conservation. On parle de déficit linnéen. Ce déficit peut être lié à la taille corporelle des espèces qui influence sur leur détectabilité; les espèces petites étant généralement décrites plus tardivement que les espèces de plus grande taille. La détectabilité des espèces peut également être à l’origine d’un déficit de connaissance sur leur distribution spatiale. Il s’agit du déficit wallacéen.
2. À partir de 425 espèces de coléoptères saproxyliques provenant de 28 sites contenant des vieux chênes, nous avons cherché à déterminer si la taille corporelle variait en fonction de l’année de description et de l’année de la première observation géoréférencée, et si la longueur corporelle permettait de prédire la probabilité de détection.
3. Les modèles linéaires montrent une relation négative significative entre la longueur corporelle et l’année de description ainsi que l’année la plus ancienne géoréférencée.
4. Les modèles d'occupation sur une seule saison ne révèlent qu'un effet marginal de la taille sur la détection. C'est plutôt le groupe trophique qui détermine les variations observées ; les espèces saproxylophages étant les plus facilement détectées.
5. Quatorze espèces restent à décrire, et près d’1/3 ne disposent d’aucune donnée géoréférencée. Ce groupe d’espèces est donc clairement concernés par les déficits linéen et wallacéen.
6. Le biais taxonomique historique en faveur des espèces les plus grandes, et donc les plus visibles, et le sous-échantillonnage de certaines guildes trophiques constituent un obstacle à une évaluation précise de la biodiversité.
7. Nous recommandons une révision taxonomique intégrée, des protocoles de piégeage diversifiés et des modèles d’occupation basés sur les traits biologiques afin de corriger ces biais et d’améliorer la conservation de la biodiversité.


















