Effet des bandes fleuries et des cultures sans pesticides sur l'hivernation et le spillover des populations de carabes et araignées
- il y a 11 minutes
- 1 min de lecture
Par Paul Bannwart (post-doctorant, UMR Dynafor)

Mobiliser le contrôle biologique des bioagresseurs nécessite de comprendre le fonctionnement des communautés d’ennemis naturels au sein d’espaces agricoles hétérogènes et dynamiques. Les connaissances actuelles sur ces fonctionnements demeurent pourtant partielles, même pour des groupes de prédateurs abondants comme les carabes et les araignées. Une méta-analyse précédemment publiée a démontré que les parcelles cultivées sont des lieux d’hivernation aussi important que les habitats semi-naturels pour les carabes, mais sont plus délétères pour les araignées. Toutefois ces connaissances sont principalement acquises dans des cultures conduites avec pesticides et travail du sol, et peu de ces études quantifient la redistribution des individus une fois sortis d'hivernation (mais où vont-ils?). Afin de répondre à ce manque de connaissance, une expérimentation au champ a été menée afin d'étudier le rôle relatif des habitats semi-naturels à des cultures conduites sans pesticides (et avec ou sans travail du sol profond et fréquent) à la fois sur l'hivernation et sur la redistribution (spillover) des populations de carabes et d'araignées.


















