Observations multi-échelles pour l'étude des relations distance-dissimilarité en écologie


Par Fabien Laroche (UMR DYNAFOR).

L'étude de la structure spatiale de la biodiversité des (méta-) communautés écologiques tend aujourd'hui à se structurer autour de grandes familles de méthodes, parmi lesquelles une approche classique consiste à analyser comment les communautés diffèrent en composition taxonomique, fonctionnelle ou phylogénétique à travers l'espace. Ces différences peuvent notamment être mises en relation avec la distance spatiale et les différences environnementales entre les sites, pour former des patrons d'études appelés "relations distance-dissimilarité" ("distance decay" en anglais). Cependant, sur le plan statistique, les distributions de distances entre paires de sites issues des protocoles classiques d'échantillonnage (grille systématique, semis de points aléatoires etc.) ne sont pas nécessairement celles qui maximisent le potentiel d'inférence et les capacités de test sur les relations distance-dissimilarité. Dans ce séminaire, je propose de discuter une stratégie de conception de plans d'échantillonnages spatiaux moins connue, inspirée de la théorie des fractales, pouvant potentiellement améliorer la qualité statistique du design pour l'étude des relations distance-dissimilarité. Cette proposition méthodologique peut recouper de façon assez large les activités de recherche en écologie de DYNAFOR, en en ce sens pourrait constituer une première proposition d'atelier dans le cadre d'un groupe disciplinaire "Plans d'échantillonnage pour l'étude de la biodiversité dans les paysages agri-forestiers" au sein de l'unité. Ce groupe pourrait accueillir un certain nombre d'autres questions comme par exemple l'implantation de méthodes BACI. Je propose que l'opportunité d'un tel groupe fasse l'objet d'une partie de la discussion.






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