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Save the date! Manoel Auffray soutient sa thèse le mardi 30 avril à 14h à Inrae Toulouse.


La thèse est intitulée "Faire avec le gouvernement des prairies. Politique Agricole Commune et subjectivités environnementales dans une région de polyculture-élevage".


Manoel Auffray soutiendra sa thèse le mardi 30 avril à 14h à Inrae site Castanet-Tolosan- Toulouse (salle de conférence Miat). La soutenance est ouverte au public et se déroulera en présentiel et en visioconférence, le lien visio étant communiqué par mail à la demande auprès de Manoel.Auffray[at]inrae.fr. Vous pouvez d’ores-et-déjà bloquer le créneau !

Composition du jury :

  • M. Pascal MARTY, Rapporteur, Maison française d'Oxford

  • Mme Birgit MüLLER, Rapporteure, CNRS

  • Mme Magalie BOURBLANC, Examinatrice, CIRAD

  • Mme Marion CHARBONNEAU, Examinatrice, Université de Pau

  • M. Christian KULL, Examinateur, Université de Lausanne

Direction de thèse :

  • Mme Floriane CLEMENT, Encadrante, INRAE

  • Mme Danièle MAGDA, Directrice de thèse, INRAE

  • M. Xavier ARNAULD DE SARTRE, Co-directeur de thèse, CNRS


Financeurs : Région Occitanie et INRAE Département "Sciences pour l’action, les transitions, les territoires" (ACT).


Résumé : Depuis les années 1990, la politique agricole commune (PAC) a intégré un nombre croissant d’objectifs. En parallèle à une libéralisation progressive des marchés, elle s’est ainsi dotée d’éléments (textes, procédures, outils) censés réduire les impacts négatifs de la production agricole sur les écosystèmes. Les limites de ce mouvement « d’écologisation » ont été largement documentées. Cette thèse se propose d’analyser la PAC à partir de la situation et des propos d’éleveuses et d’éleveurs singuliers, afin de comprendre l’incarnation contemporaine d’une politique trop souvent réduites à ses échecs. Plus précisément, il s’agit de comprendre la place de la PAC dans les rapports qu’entretiennent les agriculteur·rices avec des espaces fourragers où se mêlent des enjeux économiques, écologiques et culturels. En interrogeant le rôle de la PAC dans les formes de soucis de l’environnement présents dans une petite région de polyculture-élevage, ce travail pointe des logiques diverses à l’œuvre localement. À travers une enquête de terrain, et en confrontant l’analyse des instruments d’action publique et les propos et pratiques des éleveur·euses, se dessinent les contours d’un « gouvernement des prairies ». Trois dimensions sont analysées de manière plus approfondie. Une mesure incitative, présente dans le territoire est destinée à maintenir la présence de la polyculture-élevage, en renforçant la place des prairies dans les systèmes fourragers. Les procédures de contrôle de l’éligibilité des surfaces fourragères extensives, tentent de mesurer l’hétérogénéité des prairies afin de contrôler les dépenses publiques. Enfin, les accusations portées localement à l’égard des bénéficiaires des aides de la PAC, intègrent de manière plurielle la visibilité des éleveur·euses et de leurs espaces fourragers. Loin d’un édifice normatif totalement étranger, le « gouvernement des prairies » par la PAC repose sur des savoirs et des représentations hétérogènes et parfois partagées par les éleveur·euses. De manière paradoxale, les instruments de la PAC participent avant tout à perpétuer des formes de considération et de (dé)valorisations de l’environnement qui s’ancrent dans les trajectoires historiques locales et dans les systèmes techniques hérités de la modernisation agricole. Le « gouvernement des prairies » participe à la fois à préserver des formes d’attachements et à maintenir le malaise des éleveur·euses de bovins allaitants décrit depuis les années 1990. L’enquête révèle toutefois des formes de changement à l’œuvre localement qui laissent entrevoir de nouvelles « subjectivités environnementales


Mots clés : subjectivités environnementales, élevage, political ecology, PAC, prairies



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