L'agroécologie et l'écologie politique féministe pour repenser les rapports des sociétés à leur nature

 

 

L'exemple du réseau AGROCARE entre Inde, Brésil, Sénégal et La Réunion

 

Par Hélène Guétat-Bernard, UMR LIST-DYNAMIQUES RURALES, ENSFEA en détachement à l'UMIFRE 21 Institut Français de Pondicherry, responsable du département de sciences sociales, Inde.

 

 

L'intervention porte sur la présentation d'un projet de recherche, AGROCARE, sur les conditions de reconnaissance du travail de soin à la nature dispensé par les femmes, et la contribution de cette reconnaissance à une double transformation, celle des rapports sociaux de genre et celle des rapports entre les humains à propos de la nature dans 4 contextes ruraux (Inde, Brésil, Sénégal, Ile de la Réunion). La principale hypothèse est que les femmes engagées dans l’agroécologie et la préservation des plantes alimentaires sauvages et domestiques, et de la biodiversité,  possèdent une capacité d’agir insuffisamment reconnue et soutenue par les politiques publiques, les communautés et les familles. La deuxième hypothèse est que la valorisation économique (marchande et non marchande selon une approche polanyienne) de ces pratiques sous forme d’innovations sociales  est une composante de leur reconnaissance et une condition de leur durabilité. Le projet a l’ambition de démontrer que ces innovations sociales et organisationnelles apportent des  réponses intéressantes  à l’urgence de la transition agro-écologique. La question de la valorisation des céréales anciennes des mils et millets et sorgho sera le point de départ pour introduire la question de la défense des systèmes alimentaires locaux et des cultures territorialisées en Inde et au Sénégal.

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