Soutenance de thèse de Julie Ryschawy


Eclairer les conditions de maintien d'exploitations de polyculture - élevage durables en zone défavorisée simple européenne. Une étude de cas dans les Coteaux de Gascogne. Composition du jury : Jean-Marc MEYNARD , INRA, UMR SADAPT, Paris - Président du jury Catherine DISENHAUS, INRA, Agrocampus Ouest, Rennes - Rapporteur Niels HALBERG, IFCROPS, Danemark -Rapporteur Jean-Yves DOURMAD , INRA, UMR PEGASE, Rennes - Examinateur Stéphane INGRAND, INRA, UMR Métafort, Theix - Examinateur Annick GIBON, INRA, UMR 1201 DYNAFOR, Toulouse -Directrice de thèse Alexandre JOANNON, INRA, UMR SAD PAYSAGE, Rennes - Co-directeur de thèse


Résumé :


Les exploitations de polyculture-élevage sont de plus en plus reconnues au plan international comme limitant les problèmes environnementaux tout en permettant une agriculture productive et économiquement viable. Les incitations à la spécialisation de la PAC et la diminution de la main d'oeuvre agricole les ont néanmoins marginalisées en Europe. Cette thèse vise à éclairer les conditions de maintien d'exploitations de polyculture-élevage durables. Un travail en partenariat avec des agriculteurs, maires et conseillers agricoles a été conduit sur un cas d'étude en zone défavorisée simple française, les Coteaux de Gascogne. Nos travaux ont montré que, malgré une forte variabilité entre exploitations, la polyculture-élevage locale était un bon compromis par rapport à la spécialisation pour une durabilité environnementale et économique. Une analyse des trajectoires passées des exploitations nous a permis d'éclairer quatre types de « chemins pour durer » en polyculture-élevage. Parmi ceux-ci, deux sont apparus pertinents pour le maintien de la polyculture-élevage en contexte incertain : « maximiser l'autonomie » et « diversifier les ateliers ». Sur la base de ces deux types de trajectoires, nous avons co-construit avec les partenaires deux scénarios techniques prospectifs. Pour le type « maximiser l'autonomie », implanter des intercultures fourragères basées sur des légumineuses permettrait de favoriser l'autonomie alimentaire du troupeau en maintenant la fertilité des sols. Pour le type « diversifier les ateliers », finir des génisses permettrait de les valoriser en circuit court. Ces scénarios ont été adaptés puis simulés sur des exploitations locales. Ce type de démarche a permis i) d'impliquer fortement les acteurs locaux via des réunions collectives et ii) une approche prospective originale fondée sur une étude rétrospective intégrant le temps long.

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